Des associations algériennes activant en Belgique s'organisent en espace de rencontre en quête de lien avec le pays d'origine, alors que d'autres s'inscrivent dans le cadre de la mémoire commune entre le pays d'accueil et l'Algérie, en plus d'associations qui s'astreignent à l'activité caritative pour préserver le lien avec la culture d'origine.
Rencontré par l'APS dans le sillage du scrutin législatif à Bruxelles, l'éminence algérienne en matière de l'énergie nucléaire, élu 2ème personnalité en Belgique par des internautes du Magazine "Le vif l'express" comptant 500.000 lecteurs, actuellement membre du Conseil administratif de l'Association "Alger-belle", le Pr. Hamid Ait Abderrahim a souligné que cette association a pour objectif de "créer un lien entre les membres de la communauté algérienne installée en Belgique.
Directeur du Centre de l'énergie nucléaire (SCK-CEN) de Mol (Belgique), malgré son agenda chargé, cet ancien président d'"Alger-belle" se montre engagé pour s'adonner à une passion qui est celle d'entretenir cet espace de rencontre des membres de la communauté.
Il a expliqué, dans ce cadre, qu'en dépit de la taille modeste de la communauté algérienne installée en Belgique, il existait un tissu associatif "fourni", activant dans plusieurs domaines, faisant que, a-t-il précisé, que son association en assumait le rôle de fédérateur.
S'agissant des liens avec le pays d'origine (Algérie), le Pr. Abderrahim a soutenu qu'il existait des hommes et des femmes issus de l'émigration algérienne en Belgique qui se montrent "très disposés" à entretenir des liens avec leur pays d'origine.
Il a déploré, à ce sujet, l'absence d'intérêts des universités algériennes envers les cadres algériens issus de l'émigration, affirmant qu'il était possible d'organiser des conférences en Algérie animées par des professeurs algériens installés en Belgique, sur la base de programmes établis par ces professeurs "loin des difficultés administratives".
Il a également souligné que des entrepreneurs issus de la communauté algérienne installée en Belgique "pouvaient s'inscrire dans la dynamique d'investissement en Algérie", pour peu, a-t-il estimé, que "les textes de loi et les lois de finances connaissent une continuité".
Le Pr. Ait Abderahim a toutefois relevé qu'il existait un début d'intérêt en Algérie pour la communauté algérienne installée à l'étranger, soutenant que les premiers jalons "avaient été posés" par le ministre délégué chargé de la communauté algérienne à l'étranger, Halim Ben attellah.
"Nous constatons qu'une nouvelle politique envers la communauté algérienne installée à l'étranger est entrain de prendre forme, a-t-il encore indiqué. Sur le registre de la mémoire partagée entre l'Algérie et la Belgique, l'Association des amitiés belgo-algériennes (LABA-ASBI), présidée par Ghozala Chérifi, est en train de jeter des ponts entre la communauté algérienne et les Belges, ont mettant en valeur l'apport de militants humanistes et anti-colonialistes belges à l'effort de guerre des Algériens contre le colonialisme.
Ainsi, Mme Cherifi a expliqué que l'activité organisée par son association et prévue pour ce vendredi à Bruxelles, "s'inscrit dans le cadre d'un hommage qui sera rendu à des personnalités belges ayant fait partie d'un réseau de soutien à la Révolution algérienne".
"Nous voulons, aussi, sensibiliser sur l'existence de notre communauté en Belgique", a-t-elle encore affirmé, ajoutant que "la communauté algérienne en Belgique a une spécificité, faisant que sa présence dans ce pays remonte à l'ère de la guerre de libération nationale".
Il a indiqué, par ailleurs, que son association était parmi les premières organisations a initier en Belgique des activités, à l'occasion du cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie.
La présidente de l'Association "Aime-sourire", Nacera Mansouri, a indiqué, pour sa part, que son activité à Mons "est diversifiée", allant de l'activité caritative à l'artistique, ayant pour objectif, a-t-elle dit, de prendre en charge des personnes fragiles ou dans le besoin, en dehors de toute considération de race, de confession ou d'appartenance nationale. Cette association qui s'intéresse, aussi, aux sans-papiers a pu régler un nombre de cas, grâce à sa mobilisation et à l'action de Badaoui Samia, membre de "Aime-sourire".
La présidente de cette association a également indiqué qu'elle ambitionnait de ressusciter les valeurs ancestrales de solidarité, en créant une association en Algérie pour, a-t-elle expliqué, prendre en charge les enfants malades et créer un lien de solidarité entre la communauté algérienne installée en Belgique.
L'APS a rencontres les membres de ces associations au siège de la "Maison d'Algérie", située au c£ur Bruxelles et qui est entrain de se transformer en point de chute des Algériens établis en Belgique.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz