
L'Association des distributeurs pharmaceutiques algériens (Adpha) a réelu ce jeudi son bureau lors d'une assemblée générale extraordinaire. Les participants à la rencontre ont dénoncé une «stigmatisation» de la profession. Précisant n'être qu'un maillon dans la chaîne de disponiblité du médicament, les distributeurs attendent la promulgation de leur statut ainsi que l'élaboration d'un cahier des charges, opération qui est actuellement en cours.F.-Zohra B. - Alger (Le Soir)Réunis ce jeudi, les membres du Syndicat des distributeurs de médicaments ont passé en revue les priorités pour la profession, notant que le secteur tente de s'organiser depuis près de 20 ans et éviter la désorganisation.Pour M. Kerrar, porte-parole de l'Association, l'assemblée générale a été convoquée dans le but de mobiliser les adhérents. Ces derniers, selon l'intervenant sont passés de 25 à 40, ce qui représente 90% du secteur de la distribution du médicament. L'association créée en janvier dernier, souhaite ainsi élargir sa représentativité selon M. Kerrar. «Notre association a comme objectifs premiers de défendre les intérêts de la profession et de défendre les bonnes normes de stockage et de distribution.»S'agissant des ruptures de certains médicaments et des dysfonctionnements concernant leur disponibilité, M. Kerrar dira que ces dysfonctionnements sont injustement imputés aux distributeurs qui, selon lui, ne représentent qu'un maillon dans la chaîne : «Nous subissons aussi les insuffisances et les pénuries dont sont aussi responsables les producteurs et les importateurs. Le distributeur ne fait que subir les problèmes qui existent déjà en amont, et les ruptures de certains médicaments», a expliqué M. Kerrar. S'agissant de la disponibilité sur le territoire national, l'intervenant précisera que toutes les wilayas sont couvertes, même les régions les plus reculées. «C'est un effort important que nous faisons pour couvrir tout le territoire national. A titre d'exemple et lors du lancement de la vaccination contre la grippe saisonnière, le vaccin était disponible au même moment aussi bien dans la capitale que dans les zones les plus reculées du pays», explique le porte-parole de l'Association. Il existe actuellement 120 distributeurs sur le marché, 40 d'entre eux couvrent de 80 à 90% du marché. M. Kerrar dira aussi que les distributeurs ne disposent pas encore de statut et que ce dernier est en cours d'élaboration.Les présents dénonceront aussi le fait qu'ils doivent payer une taxe de 5% sur les dividendes après s'être acquittés des impèts. «Le médicament est le secteur qui a connu le plus d'investissements au cours des dernières années. Ces efforts ne sont pas récompensés, mais nous allons revendiquer nos droits. Notre objectif étant la mise à disposition du médicament au malade. Les produits doivent être transportés et stockés dans les meilleures conditions», a déclaré M. Kerrar.Il insistera ainsi sur le respect de la chaîne de froid, condition qui, rapelle-t-il, devra justement être exigée dans le cahier des charges.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F Z B
Source : www.lesoirdalgerie.com