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«Arrêtez de vous servir de la cause palestinienne»



«Arrêtez de vous servir de la cause palestinienne»
L'autre handicap qui fragilise fortement la cause palestinienne réside dans les divisons qui minent ses rangs. Actuellement ,Ghaza est contrôlée par le Hamas et Ramallah est acquise au Fatah. Ce n'est plus tenable.L'Autorité palestinienne s'inquiète chaque jour un peu plus du devenir du conflit palestinien. Il y a d'abord l'impasse dans laquelle se trouvent les négociations et ensuite le reniement par Israël de tous les engagements pris depuis les Accords d'Oslo et sa poursuite de la politique de colonisation avec son cortège de crimes. Le chef des négociateurs palestiniens, Saeb Erekat, en visite en Algérie, exprime cette inquiétude de voir la Palestine disparaître de la carte. «C'est notre défi majeur de l'heure. Nous assistons à la fin du cycle historique inauguré par l'Accord de Sykes-Picot et à la redéfinition d'une nouvelle carte dans la région du Proche et Moyen-Orient. Et nous ne pouvons pas accepter que la Palestine soit exclue.Le gouvernement de Netanyahu déploie une machine criminelle pour qu'il ne reste qu'un seul Etat. Sans la Palestine point de paix et de stabilité dans la région», a déclaré M. Erekat, hier à Alger, au cours d'une conférence de presse.Face à cette situation de blocage, le négociateur en chef de l'Autorité palestinienne a insisté sur l'idée que «tant qu'Israël ne respectera pas ses engagements, la Palestine ne tiendra plus ses engagements et cherchera d'autres moyens pour briser ce statu quo meurtrier dans lequel sont enfermés les Palestiniens».Le dirigeant palestinien considère qu'il est temps de sortir du face-à-face avec l'Etat hébreu et d'«aller vers un congrès international associant le Conseil de sécurité, les pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), la Ligue arabe et le Japon pour imposer une solution au conflit, c'est à dire le retrait d'Israël aux frontières de 1967 et le retour des réfugiés». «Nous avons enregistré des victoires diplomatiques considérables et nous voulons parvenir à l'instauration de l'Etat palestinien avec comme capitale ElQods-Est», a soutenu encore le secrétaire général du Comité exécutif de l'OPL. Pour mettre le gouvernement de droite israélien au ban de la communauté internationale, Saeb Erekat a indiqué également que l'Autorité palestinienne a saisi la Cour pénale internationale pour l'ouverture d'une enquête sur les crimes commis par Israël contre des civils palestiniens.Pour ce faire, l'Autorité palestinienne aura besoin d'un soutien solide des pays alliés et amis. Force est de relever que la question palestinienne a été éclipsée de l'agenda du monde arabe au profit d'autres conflits qui prennent des allures ethnico-religieux. Et si le responsable palestinien se satisfait du «soutien indéfectible des pays arabes», il les convie néanmoins à ne plus se servir de la cause palestinienne. «Il est temps d'arrêter de se servir de la Palestine, nous voulons la servir. Arrêtez de vous servir de la cause palestinienne», a-t-il lancé.Gouvernement d'union nationaleL'autre handicap qui fragilise fortement la cause palestinienne est les divisons qui minent ses rangs. Actuellement, Ghaza est contrôlée par le Hamas et Ramallah est acquise au Fatah. Ce n'est plus tenable. Depuis des années toutes les tentatives de réunification ont échoué. Mais les dirigeants de l'OLP ne désespèrent pas de parvenir à transcender la situation. Saeb Erekat, qui est également membre du Comité central du Fatah, relance son appel au mouvement Hamas pour former d'un gouvernement d'union nationale. «Hamas est l'un des constituants de la Palestine, nous l'invitons à participer à un gouvernement d'union nationale, participer au Conseil national palestinien et prendre part à la préparation des élections.Au lieu de poser des conditions, il serait mieux de s'associer à la prise de décision au sein d'un gouvernement d'union nationale. Notre objectif est l'union nationale de la Palestine, nous sommes un Etat pluraliste», a-t-il soutenu. «La Palestine sera un Etat des libertés, nous ne pouvons supporter un foisonnement de centres de pouvoirs», assure M. Erekat. «Personne ne peut faire de la Palestine une offrande, El Qods est plus importante que n'importe quelle autre capitale arabe.Le problème ne se résume pas aux slogans et le danger qui pèse sur la Palestine est l'instauration d'un Etat avec deux pouvoirs», s'emporte le dirigeant palestinien. Evoquant la «révolte des couteaux», le chef de file des négociateurs palestiniens estime que les jeunes Palestiniens «exercent un droit de légitime défense face au terrorisme israélien qui tue hommes, femmes et enfants». Des crimes contre l'humanité, dit-il, sont commis quotidiennement.


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