Chaque fin de saison, un débat stérile est engagé sur le football national dont la situation va de mal en pis. En cette fin de saison, on reparle de l'arbitrage et d'un championnat à blanc. Encore un faux débat. L'idée d'un championnat à blanc est souvent alimentée par les clubs menacés de relégation ou ceux qui ont raté le titre. Ainsi, on avance cette idée dans le but de procéder à la refondation du football national. Ce qui est aberrant quand on sait que les lois permettant d'entamer la refondation du football existent. A titre d'exemple, pour assurer la stabilité des staffs techniques, il suffit d'appliquer l'arrêté ministériel du temps de Yahia Guidoum imposant aux entraîneurs de signer des contrats de deux années. Ainsi, les clubs ne changeront pas d'entraîneur après chaque défaite, le record en la matière ayant été atteint cette saison. Un championnat à blanc suppose aussi que tout sera à l'arrêt. Or, des clubs ont signé des contrats de sponsoring et des joueurs ont signé des contrats de plus de deux ans en percevant de l'argent en contrepartie. Un championnat à blanc signifie, en fait, des pertes d'argent colossales pour les clubs. Pour ce qui est de l'arbitrage, la sortie de l'ANAF de Bergui, contesté par ses pairs, ne semble pas avoir l'effet escompté. Il en est de même pour la FAF dont les mises en garde ne semblent pas inquiéter les présidents de clubs. Ces derniers continuent de critiquer et par conséquent, d'accuser des arbitres sans qu'ils soient inquiétés. C'est dire qu'ils sont les premiers à comprendre que dans la planète football d'Algérie tout est faux. L'arbitrage, le championnat à blanc et tout ce qui s'en suit relèvent d'un faux débat.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Kamel Mohamed
Source : www.lequotidien-oran.com