Alger

après son interpellation à l'aéroport d'Alger le 30 juin dernier L'universitaire Salem Chaker interpelle le ministre de l'Intérieur



après son interpellation à l'aéroport d'Alger le 30 juin dernier                                    L'universitaire Salem Chaker interpelle le ministre de l'Intérieur
Dans une lettre adressée au ministre de l'Intérieur et au ministre de l'Enseignement supérieur, Salem Chaker, professeur en langue berbère, universitaire à Aix-Marseille et directeur de l'Encyclopédie berbère, a dénoncé son interpellation à l'aéroport d'Alger le 30 juin dernier alors qu'il était invité par l'université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou pour présider un jury de doctorat en langue et culture amazighes. 'À mon arrivée à l'aéroport d'Alger, le 30 juin, j'ai été interpellé par les services de police de l'aéroport et retenu pendant environ deux heures. La seule explication qui m'a été donnée par les officiers de police faisait référence à un mandat d'arrêt de 1986", écrit Salem Chaker et de préciser : 'Pourtant, depuis 1986, je me suis rendu en Algérie une bonne quinzaine de fois. Les autorités consulaires algériennes en France m'ont toujours renouvelé mon passeport sans la moindre difficulté. On a quelque peine à comprendre comment une personne sous mandat d'arrêt depuis plus d'un quart de siècle aurait pu circuler vers l'Algérie et se voir renouveler régulièrement ses documents d'identité algériens."
Selon Salem Chaker, 'lorsque l'on m'a restitué mon passeport et autorisé à partir, l'officier de police m'a précisé que toute procédure contre moi était annulée. Ma stupéfaction fut donc grande quand, le 4 juillet, jour de mon départ vers la France, je fus de nouveau retenu pendant un bon quart d'heure à l'aéroport pour vérification". Et d'ajouter : 'À l'évidence, les ennuis subis n'ont aucune base judicaire..., j'y vois donc une volonté planifiée d'intimidation politique à mon égard, visant à dissuader un intellectuel, libre dans sa parole et ses écrits, de se rendre en Algérie."
Il rappelle, par ailleurs, qu''après près de quarante ans d'engagement pour la reconnaissance des droits des berbérophones et pour la démocratie en Algérie, je n'ai pas l'intention de changer de ligne de conduite, ni de renoncer à une totale liberté d'expression et de critique par rapport à l'Etat algérien et son régime politique. Je continuerai aussi à me rendre en Algérie chaque fois que je le jugerai utile". Et de conclure : 'En conséquence, je vous prie de donner les instructions nécessaires aux services concernés pour qu'il soit mis fin de manière définitive aux tracasseries dont je fais l'objet, de telles pratiques, que l'on croyait disparues depuis longtemps."
K T
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