
Dénouement ? Après deux semaines de captivité, l'Algérien enlevé lors d'une attaque menée par un groupe armé contre un champ pétrolier au Soudan a été libéré jeudi.«Le citoyen algérien, Jenam Arezki, pris en otage le 18 avril dernier lors d'une attaque par un groupe armé sur le champ pétrolier de Kordofan-Ouest, libéré hier (jeudi), vient d'être remis à notre ambassade à Khartoum où il a été accueilli par l'ambassadeur, des membres du gouvernement soudanais et des forces de sécurité du Soudan», a indiqué hier vendredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali-Cherif. Jenam Arezki «doit subir un examen médical et notre ambassadeur à Khartoum a pris toutes les dispositions pour le rapatrier en Algérie dans les tout prochains jours», a-t-il précisé. Le ressortissant algérien qui travaillait pour le compte d'une société soudanaise, est «en bonne santé», a-t-il rassuré. Jeudi, dernier, Lamraoui Nacer-Eddine, l'autre Algérien blessé lors de cette attaque a regagné Alger, après avoir bénéficié d'une prise en charge médicale dans un hôpital à Khartoum.Cinq autres techniciens soudanais enlevés en même temps qu'eux devaient être libérés ce samedi matin, alors que les deux otages chinois sont déjà libres depuis jeudi dernier, selon le ministre du Pétrole soudanais. Aucune indication n'a été donnée dans l'immédiat sur les ravisseurs et leurs motifs. «Des hommes armés ont attaqué hier (vendredi) le champ pétrolier de Kanar dans la province du Kordofan-Ouest et ont enlevé trois travailleurs, un Soudanais, un Chinois et un Algérien», avait précisé au lendemain de leur enlèvement le porte-parole de l'armée soudanaise. «Trois des assaillants ont péri dans des affrontements avec les forces chargées de défendre le site», a ajouté le porte-parole, sans donner plus de détails sur cette attaque qui n'a toujours pas été revendiquée. Quelques jours plus tard, le ministre des Affaires étrangères algérien dit être en contact «permanent» avec le gouvernement soudanais et la Mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour (Minuad) afin de les inciter à «consentir davantage d'efforts» pour la libération du citoyen algérien enlevé. «Tout Algérien désirant travailler dans des régions instables et à risque se doit de faire preuve de vigilance et d'exiger de la compagnie qui le recrute d'assurer sa sécurité», a tenu à préci-ser par ailleurs Ramtane Lamamra, soulignant que «le gouvernement soudanais est, naturellement, responsable lorsqu'il s'agit d'assurer la sécurité sur son territoire».La province du Kordofan-Ouest est frontalière de celle du Kordofan-Sud où le pouvoir soudanais est confronté depuis trois ans à une rébellion du SPLM-N, branche nord du Mouvement populaire de libération du Soudan.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R N APS
Source : www.infosoir.com