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APRÈS SA DEROUTE AUX DERNIÈRES LEGISLATIVES



C'est un Aboudjerra Soltani convaincu de la réussite de la stratégie mise en place lors des élections législatives du 10 mai dernier, qui s'est adressé hier aux membres du Madjliss Echoura de son parti. A ces derniers, il dira, «qu'il n'y a pas lieu de faire des analyses ou des commentaires». Selon lui, «le pouvoir a décidé de reporter le printemps algérien en spoliant nos voix».
Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Devant une assistance déçue des résultats des dernières législatives, le président du MSP Aboudjerra Soltani a prononcé un discours d'ouverture très critique à l'égard de «ceux qui ont barré la route à la mouvance islamiste de remporter la majorité parlementaire». Il dira que ce «pouvoir a spolié nos voix», en ironisant que «le jour c'est la transparence, la nuit c'est l'opacité». Selon le président du MSP, il y a une «volonté politique d'exclure les islamistes des grands enjeux politiques». C'est dans ce cadre qu'il cite «la révision de la Constitution et la présidentielle de 2014». «Ils veulent concocter une Constitution sur mesure pour garder le même système », accuse encore Aboudjerra qui rappelle que le courant qu'il représente est pour un régime parlementaire. «Le même scénario se répète depuis 2007 avec le même décor et on refuse de quitter l'ère de la transition », a-t-il expliqué. Le chef du MSP a parlé «d'exclusion de la jeunesse et que le renouveau, tel que prononcé par le président de la Républqiue, n'est pas près de voir le jour». «La démocratie a perdu son âme et cette question de Constituante s'est évaporée, en laissant place encore une fois à la transition. Les objectifs sont clairs : on a décidé de nous exclure. Or, moi je dis que le grand perdant dans ces élections, c'est bien la démocratie.» Pour le chef du MSP, «il existe en Algérie deux partis forts, celui de l'abstention et celui de la fraude», tout en portant à la connaissance des membres du Madjliss Echoura que les observateurs internationaux ont cautionné la forme et non pas le fond, laissant croire que les résultats de ces élections n'ont pas été validés par les instances internationales. Aboudjerra se console tout de même d'être la troisième force politique du pays. Il a tenté tout au long de son discours de faire croire à ses partisans que son parti a fait le bon choix en s'associant avec Ennahda et El-Islah dans le cadre de l'Alliance de l'Algérie verte.


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