
Plusieurs représentants des citoyens de la ville de Ghardaïa ont tenu un sit-in devant la maison de la presse Tahar Djaout à Alger. Ces derniers ont laissé éclater leur colère indiquant qu'ils ont ras-le-bol de cette situation d'insécurité qu'ils vivent depuis plusieurs mois.Intervenant devant les caméras et les micros de la presse, les représentants des citoyens de la ville de Ghardaïa se sont interrogés sur la situation qui prévaut dans leur ville et surtout sur l'incapacité des autorités d'assurer la sécurité des biens et des personnes dans cette région. «Mais où sont les 6 000 agents de forces de l'ordre ' Où sont les hélicoptères ' Où sont les renforts dépêchés à Ghardaïa ' Pourquoi n'arrivent-ils pas à rétablir l'ordre chez nous '» Tels sont les questions posées par les représentants de la société civile à la presse. Un représentant a déclaré : «Pourquoi l'Etat ne donne pas beaucoup d'importance à ce qui se passe dans cette région, comme il l'avait fait à Tiguentourine '» Ils demandent à l'Etat d'intervenir dans l'immédiat afin de rétablir l'ordre à Ghardaïa, ajoutant qu'ils commencent à en avoir ras-le-bol. Ce sit-in est organisé au moment où les affrontements intercommunautaires ont repris à Ghardaïa. Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées et de nombreux magasins ont été incendiés dans des nouveaux affrontements touchant plusieurs quartiers de la ville. Selon des sources dignes de foi, une douzaine d'habitations et de locaux commerciaux ont été vandalisés et incendiés dans la nuit de mercredi à Jeudi dans de nouvelles échauffourées mettant aux prises des groupes de jeunes. Toujours et selon les mêmes témoins, ces violences ont éclaté dans les quartiers de Hadj Messaoud, Sidi-Abba et aux carrefours de Bounoura Merakchi, Theniet El-Makhzen et Salem Ouaissa. L'intervention des sapeurs-pompiers a permis de circonscrire les flammes et d'empêcher qu'elles ne s'étendent, sous l'effet du vent, à d'autres magasins et habitations de ces quartiers populaires de Ghardaïa. Ces violences ont été émaillées par des jets de cocktails Molotov et divers projectiles, lancés à partir des terrasses de maisons par ces jeunes, qui s'accusent mutuellement d'être responsables de ces affrontements, déclenchés sans raison apparente. Du mobilier urbain, des murs de cimetières et des véhicules ont été également visés par ces actes de vandalisme, commis par des groupes de jeunes non identifiés. Dans un article relatif aux événements de Ghardaïa, nous avons indiqué que l'Etat doit prendre des mesures urgentes afin de stopper l'hémorragie. Les responsables qui n'ont pas réussi à assurer la sécurité des biens et des personnes devraient en principe rendre le «tablier». Si ces derniers ne le font pas, l'Etat doit intervenir tant qu'il est temps pour remettre les choses en place, car nul n'est indispensable, surtout lorsqu'il s'agit de la sécurité des personnes et de la sérénité du pays.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Moncef Rédha
Source : www.lnr-dz.com