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Après avoir perdu sa première finale continentale



Après avoir perdu sa première finale continentale
Ce n'est pas faute d'avoir essayé, mais rien n'y a fait, l'USM Alger a laissé filer une occasion en or de remporter sa première couronne africaine.Parmi les treize finales perdues toutes compétitions confondues, c'était celle-là qui a fait le plus mal. Dimanche, les milliers de supporters usmistes ont assisté impuissants devant leur petit écran à l'échec de leurs favoris lors de la première finale continentale de l'histoire du club.S'ils étaient nombreux à vouloir croire au miracle au point où ils s'étaient déplacés à l'aéroport Houari-Boumédiene pour encourager leur équipe le jour de son départ à la République Démocratique du Congo, une grande partie des inconditionnels des Rouge et Noirs ne pouvait que se montrer fataliste après la défaite du match aller essuyée par la bande à Miloud Hamdi à Bologhine.Il est vrai qu'en perdant à domicile sur le score de deux buts à un, les coéquipiers de Mohamed Amine Zemmamouche avaient hypothéqué pratiquement toutes les chances de mettre la main sur ce trophée tant convoité.D'ailleurs, pour les bookmakers, il ne faisait aucun doute que le TP Mazembe allait être sacré champion d'Afrique pour la cinquième fois de son histoire.Leur pronostic s'est avéré juste pour cette manche retour disputée à Lubumbashi durant laquelle les Corbeaux, sans avoir livré le match de leur vie, ont pu répondre favorablement à l'attente de leurs milliers de fans. Trop de paramètres contre l'USMA.Le TP Mazembe était-il trop fort pour l'USMA 'A l'issue du match, les observateurs avaient pu mesurer l'écart de niveau entre les deux équipes tant les Congolais ont dominé en long et en large leur adversaire.Pourtant, ce constat n'était pas tellement visible dimanche à Lumbumbashi où nous avons eu droit à une équipe usmiste qui ne s'est pas du tout laissé impressionner par son adversaire en dépit de l'absence de plusieurs joueurs pour cause de suspension et de blessures.La preuve, la formation de Patrice Carteron, gênée sans doute par le pressing constant exercé tout le long du match par son adversaire, n'a pas réussi à se procurer plusieurs occasions nettes de scorer.Sans le cadeau offert par l'arbitre Bakary Papa Gassama qui leur a sifflé un penalty très sévère dans le dernier quart d'heure, les Corbeaux n'auraient peut-être pas pu prendre à défaut la défense usmiste, comme ce fut le cas lors du match aller.Certes, à chaque match son contexte, mais l'USMA pourra regretter de ne pas avoir mis la même intensité devant son public. Ce jour-là, les joueurs étaient tellement paralysés par l'enjeu du match qu'ils sont passés à côté du rendez-vous le plus important de l'histoire du club. On ne saura jamais si l'option du stade 5-Juillet aurait été favorable à l'USMA dans son premier duel avec le TP Mazembe, mais le visage montré dimanche par celle-ci à Lubumbashi a apporté la certitude que le sort de cette finale a été bel et bien scellé lors du match aller.A l'image de leurs nombreuses finales perdues dans le passé, notamment en Coupe d'Algérie, il était écrit quelque part que les Rouge et Noir n'allaient pas gagner cette Champions League Africaine et succéder à l'Entente de Sétif au palmarès de la plus prestigieuse des compétitions de clubs africains.Les plus superstitieux des fans usmistes avaient même pu déceler en la suspension à très long terme de celui qui était considéré comme l'homme à tout faire de leur équipe, Youcef Belaili, un mauvais signe apparu au moment où l'USMA approchait si près du but. Quand bien même les gars de Soustara ont passé l'écueil des demi-finales face à Al Hilal Omdourman sans leur meilleur joueur, il est vrai que l'ombre de celui-ci a plané sur les deux finales :«Je pensais vraiment qu'avec Belaili, on avait de très grandes chances de la gagner, cette Ligue des Champions Africaine, parce qu'il marchait sur l'eau ces derniers temps.Maintenant qu'il ne sera plus avec nous, ça va être compliqué pour nous», avait d'ailleurs confessé au lendemain de cette suspension son coéquipier de l'équipe Mohamed Amine Aoudia. Reste que l'USMA doit tenir compte des enseignements de cet échec en finale en vue de franchir ce dernier palier qui lui permettra de gagner un jour la Ligue des Champions Africaine.


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