Alger - Revue de Presse

Après avoir été victime d’un malaise



Le Président Chadli se porte bienOn apprend d’une source proche de la famille de l’ancien président de la République que son état de santé est jugé «satisfaisant»... Admis en urgence, jeudi dernier, à l’hôpital militaire d’Oran situé à Yaghmorassen, à la suite d’un malaise, l’ancien président de la République, Chadli Bendjedid, y serait encore, à l’heure actuelle, d’après la même source, sous surveillance médicale. Toutefois, sa famille se veut plutôt rassurante. On le dit souffrant d’un problème pulmonaire et que son état de santé ne suscite pas, outre mesure, une grande inquiétude. L’ex-Chef de l’Etat avait déjà été évacué, fin juillet, vers un hôpital en Belgique pour des soins ophtalmologiques. Son transfert par avion militaire avait été ordonné, apprend-on, par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui, dit-on, suit de près l’évolution de son état de santé. Comme on rappelle également les nombreux séjours médicaux à l’étranger qu’avait effectués Chadli Bendjedid, notamment pour soigner une insuffisance rénale et pour subir une intervention chirurgicale sur une hernie discale. Rendue publique, l’information se rapportant à son hospitalisation (qu’aucun communiqué officiel n’est venu confirmer), a soulevé un certain élan de sympathie parmi l’opinion. L’homme de la rue garde, en effet, une image assez attendrissante de celui qui a dirigé l’Algérie durant treize longues années. Né le 14 avril 1929 à Bouteldja dans la région d’Annaba, Chadli Bendjedid a exercé les hautes fonctions de président de la République du 7 février 1979 au 11 janvier 1992, date de sa «démission». Depuis, il vit quasiment reclus à Bousfer dans la wilaya d’Oran, sa région d’adoption. Absent des coulisses du sérail et des feux de la rampe des médias, Chadli Bendjedid s’est toujours voulu, jusque-là, discret, un peu au-dessus de la mêlée. Et même si, parfois, les «échanges d’amabilités» avaient largement dépassé le cercle des décideurs, Chadli, lui, ne s’est jamais départi de sa réserve légendaire notamment au sujet de cet objet de polémique qu’est l’interruption du processus électoral qui reste, à nos jours, la grande controverse de l’Algérie contemporaine. Il ne s’agit pas donc de savoir qui avait raison ou qui avait tort, mais les événements internationaux qui ont suivi tels les attentats du 11 Septembre et la récente agression du Liban, démontrent que «le choc des civilisations» n’apparaît plus comme cette vue de l’esprit à laquelle on prêtait, au début, un caractère loufoque. Cette «lubie» a, désormais, un contenu opérationnel appliqué, en partie, par l’Etat-major hébreu. Avec un grand capital d’estime, Chadli est, assurément, aujourd’hui, un «privilégié» de l’opinion nationale qui ne peut lui souhaiter, d’ailleurs, qu’un prompt rétablissement. Mohamed-Chérif Lachichi
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