L'administration commence à rendre ses verdicts concernant l'aptitude des candidats portés sur les listes électorales des partis politiques qui participeront aux prochaines élections législatives du 10 mai prochain. Plusieurs formations politiques ont déjà réceptionné l'avis du rejet par l'administration avec le motif de la non-recevabilité du dossier du candidat.
Le motif le plus en vogue avancé par les services administratifs concerne l'absence des noms des candidats sur les listes électorales de leurs circonscriptions. «Nous avons eu trois cas de rejet de candidat. Deux cas sont signalés à Alger pour non-inscription sur les listes électorales et un autre candidat à Aïn Témouchent pour appartenance à l'ex-FIS dissous»,
affirme Kamel Maïda, chargé de communication au MSP. Il affirme que le candidat de Aïn Témouchent était un simple militant du FIS qui a rejoint le MSP en 1991 lors du premier congrès. Le même responsable affirme que son parti a introduit les recours auprès des instances judiciaires compétentes. «Nous attendons la réponse avant de décider», a-t-il souligné. Au FNA, on signale un seul candidat, tête de liste de Mascara, rejeté par la wilaya.
«L'administration n'a pas trouvé son nom sur le fichier électoral de sa circonscription», dira M. Touati qui ne manque pas de s'interroger sur ce genre de situation «d'autant que son militant a toujours voté». Le recours introduit par son parti a été étudié par la justice qui a tranché en faveur de l'administration.
«Nous l'avons remplacé par un élu de l'APW», a-t-il ajouté. Concernant la liste d'Alger, il affirme que le problème a été réglé en faveur du parti. «La wilaya nous a rejeté la liste complète. Nous avons saisi la justice qui nous a donné gain de cause», a-t-il ajouté. Les cas de rejet sont plus importants chez le Front de l'Algérie nouvelle (FAN). «L'administration nous a notifié 15 rejets au niveau national», a affirmé Djamel Benabdessalem, président du FAN.
Son parti n'a introduit aucun recours auprès de la justice. «Nous avons préféré les remplacer tout simplement», a-t-il dit, soulignant que les motifs des rejets sont «la non-inscription sur les listes électorales et les poursuites judiciaires», a-t-il précisé. Le Parti des travailleurs (PT) n'avance pas un chiffre détaillé sur le nombre de rejets : «Nous avons eu des rejets mais je n'ai pas le chiffre exact», dira M. Djoudi, chargé de communication du PT.
«Nous avons procédé au remplacement de certains candidats. Pour d'autres cas, nous avons opté pour la justice qui va trancher incessamment», a-t-il ajouté.
Les partis politiques disposent encore de trois jours pour introduire leurs recours auprès des instances juridiques puisque l'administration aura clôturé l'opération d'examen des dossiers et la notification de rejet le mercredi. La procédure de changement des candidats est l'autre option accordée par la loi au cas où le recours introduit n'est pas favorable au parti.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N B
Source : www.letempsdz.com