Alger - A la une

Apologie du crime



Apologie du crime
Ce qui s'est passé vendredi en Algérie, et principalement à Alger, est extrêmement révoltant. Avant même la fin de la prière du vendredi, des islamistes ? heureusement minoritaires ? ont entraîné des jeunes dans des manifestations qui nous ont replongés dans les années 1990, 91 et 92, avant la dissolution du FIS. Dans la capitale, nous avons entendu des slogans qu'on croyait révolus, comme «Dawla islamiya» ou «Aliha nahia, aliha namout».Malheureusement, ces hurlements ont été actualisés en pire. En effet, les manifestants n'ont pas hésité à faire l'apologie du crime en rendant hommage aux sanguinaires du Daech et en exhibant son drapeau noir qu'ils ont tenté de planter devant l'APN. Ils ont poussé la provocation jusqu'à brûler un drapeau français et, en s'assimilant aux terroristes Kouachi, ont transféré du coup à Alger un problème franco-français. Feu le général-major Mohamed Lamari avait déclaré que l'Algérie avait battu militairement l'islamisme mais pas politiquement. Les événements de vendredi lui ont donné raison.L'actuel pouvoir lui a donné un second souffle alors qu'il était à genoux suite à l'offensive politico-militaire lancée principalement à l'époque de Liamine Zeroual. Abdelaziz Bouteflika, qui n'avait jamais caché ses sympathies pour les terroristes ? «si j'avais 20 ans j'aurais pris le maquis» ?, allant jusqu'à comparer un émir du GIA à Che Guevara, a remis sur les rails les chefs terroristes avec sa charte sur la réconciliation nationale, donnant l'illusion à ces derniers d'avoir remporté la victoire et humiliant du coup les militaires, les gendarmes, les policiers et tous les patriotes qui ont sauvé l'Algérie d'un désastre certain, voire sa disparition pure et simple en tant que pays et en tant que nation.A cause de sa politique, un repris de justice comme Hamadache s'est permis de condamner à mort un journaliste et n'a même pas été inquiété par nos magistrats, prompts à se manifester quand il s'agit de démocrates comme on vient de le constater avec l'affaire Saïd Sadi-Messali Hadj. Le drame de Charlie Hebdo a été un prétexte que les islamistes ont saisi pour revenir sur scène et tenter de replonger le pays dans le chaos.Des médias au service du pouvoir, avec l'argent du contribuable, ont été les relais pour relancer à nouveau le discours de haine, sans penser aux conséquences qui peuvent en découler. Heureusement que la nette majorité des Algériens, déjà marqués par la décennie noire, n'est pas tombée dans le piège. L'impunité n'est pas éternelle. Les mercenaires qui se sont érigés en agents du Daech pour faire couler le sang des Algériens paieront un jour ou l'autre. La liberté d'expression leur interdit de travailler pour la disparition de l'Algérie.


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