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APC d'Alger-centre Un modèle à généraliser



APC d'Alger-centre Un modèle à généraliser
L'APC d'Alger-Centre recourt actuellement aux comités de quartier pour établir la liste des bénéficiaires des logements sociaux. Un grand pas sur la voie de la démocratie participative vient d'être effectué. Un modèle qu'il convient de généraliser à l'ensemble des communes urbaines du pays. Précisément, suite au feu vert du wali d'Alger, la commune d'Alger-Centre, après avoir étudié la conformité des dossiers et vérifié que le postulant n'a pas bénéficié de logement, qu'il a véritablement besoin d'un logis, recourt alors aux comités de quartier. 'Elle a organisé des assemblées générales des 34 comités de quartier en présence d'un huissier pour valider la liste des bénéficiaires', indique le P/APC d'Alger-Centre, M. Tayeb Zitouni.
Toutefois, avant ces réunions, elle vérifie la légalité de ces comités de quartier, leur représentativité. Il faut rappeler que depuis le décret de 2004, l'APC n'a plus les prérogatives de distribuer les logements sociaux. Une commission locale qui siège au niveau de la daïra, composée de plusieurs parties, notamment des représentants de la société civile, des moudjahidine et des élus, établit la liste des bénéficiaires. On a affaire donc à une dérogation. Il s'agit des premiers cas d'application du modèle de gestion participative : l'attribution de 440 logements sociaux par l'APC d'Alger-Centre, suite à un accord du wali d'Alger. à l'instar des autres communes de la capitale, on enregistre une pression de la demande. En effet, le nombre de demandeurs atteint 3000.
La liste des bénéficiaires a été établie avec le concours des comités de quartier. De ce fait, elle est moins contestée. La liste a été affichée le 30 juin 2011 par l'APC d'Alger-Centre. Et l'attribution de ces 440 logements sociaux s'effectuera dans les prochains jours. L'inconvénient du système de distribution actuel, qui a cours dans les autres communes du pays : les membres de la commission chargée de la distribution du logement n'ont pas suffisamment d'informations sur les postulants. En revanche, les comités de quartier connaissent mieux la situation sociale des postulants, détiennent plus d'informations sur les demandeurs de logement, ajoute le maire d'Alger-Centre. Ce qui prémunit contre les dérives, les injustices dans l'affectation des logements. On est donc dans un processus d'institution d'un modèle de gestion participative dans le domaine sensible de la distribution des logements. Un exemple qui, espérons-le, fera tache d'huile.
K. R.
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