L'enjeu est detaille à Annaba, cette capitale industrielle de l'Est où de nombreux candidatsaux candidatures des prochaines législatives, se bousculent pour les quelquessièges en lice au niveau de la wilaya.Ainsi le partid'Ahmed Ouyahia commence par connaître une fissuration avec le retrait dusyndicat de Mittal Arcelor, un atout qui était en faveur de cette formationpolitique. Avec ce retrait, ce sont des centaines de voix qui pourraientéchapper au RND. Pour le RND ce divorce consommé risque de peser sur le partid'Ahmed Ouyahia, bien que les syndicalistes de l'UGTA Annaba, ne semblent pastrop affectés par cette défection. C'est donc dans un climat particulier que,de toutes parts, les formations en lice et les indépendants surgissent pourtenter de s'arracher des parts importantes de l'électorat annabi. Au FLN, cesont 120 personnes qui se sont portées candidates à la candidature finale etseront soumises au tri final au niveau central. La composante se constitue deniveaux différents et surtout sous l'ombre des redresseurs et l'on craint lesanciennes pratiques qui pourraient éventuellement toucher ceux qui avaient faitpartie de l'équipe de l'ex-patron du FLN, où l'on enregistre un climat presquetendu chez de nombreux militants du vieux parti politique. Comme intervenantsur la scène politique locale, la liste «El Amel» des indépendants dont la têtede file est l'ex-chef de la daïra d'El-Bouni, secrétaire général actuel de l'ASCA(Académie de la société civile algérienne) dont la composante est triée parmiles cadres et universitaires de Annaba. La rue, pour sa part, affiche undésintéressement qui s'explique, selon de nombreuses personnes que l'on acontactées, par la situation actuelle que vit le pays». On ne sait pas encorece qui se passe mais si l'offre de postulants est identique aux annéesprécédentes il serait utile de ne pas se donner cette peine. «Moi je n'iraisvoter que sur celui qui mérite de par son niveau et de par l'espoir qu'ilpourrait incarner», nous a fait entendre M. Abdelkader, militant au FLN quin'écarte pas, non plus, l'espoir de voir son parti obéir aux critères de choixqu'impose la situation actuelle. «Que pourrait nos apporter ce vote? Noussommes en chômage depuis des années et nous sommes des milliers. Nousconcitoyens bravent tous les dangers et prennent tous les risques pour quitterle pays. Nous voulons d'une politique protectrice du niveau de vie, de l'emploiet du logement. Si c'est cela le vote, je voterais», nous a dit le jeuneuniversitaire Abdelhamid Rezgui, chômeur depuis deux années. Pour ce commerçantimportateur, l'attente d'une facilitation de procédures et autres règles liéesà l'investissement est souhaitable, mais son enthousiasme pour les prochainesélections demeure une préoccupation secondaire. De son côté, le secrétairegénéral de l'union de wilaya UGTA et chef du bureau du RND de wilaya, nous afait part de la sérénité qui a entouré les préparatifs liés à la conception dela liste des candidats. «Nous avons recensé 22 candidats, dont de nombreuxuniversitaires. Nos troupes sont mobilisées et nous comptons investir leterrain», nous a déclaré M. Tayeb Hemarnia, qui ne semble pas trop préoccupépar le retrait du syndicat de Mittal Arcelor». «Nous avons fait notre choix entoute transparence pour dresser une liste digne du parti. Libre à ceux qui ontquitté nos rangs», a encore ajouté notre interlocuteur. Certaines associationsque nous avons contactées ont affiché une position de stand by. «On attend!Nous disposons d'une liberté de choix et la liste qui nous convaincra aura nosvoix», nous a déclaré un président d'une association fortement ancrée à Annaba.Pour l'heure la population est en phase d'attente des listes qui seront proposées.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Hocine Kedadria
Source : www.lequotidien-oran.com