Plainte contre le ministre du Travail
Anciennement directeur à la Mutuelle générale de l?habitat et de l?urbanisme (MGHU) et actuellement simple citoyen, Mohamed Messaoudi vient de saisir la justice par une plainte contre le ministre du Travail et de la Sécurité sociale (MTSS). Il faut dire qu?avant de saisir la Cour internationale de justice (CIJ) au cas où cette plainte n?aurait pas de suites auprès des destinataires, Mohamed Messaoudi n?a pas manqué de s?armer de munitions explosives. Peu avant de déposer sa plainte pour intimidations, chantage, refus d?appliquer une décision de justice, négligence et complicité manifestes dans de graves actes de malversations dûment constatés par un rapport d?enquête de l?IGF, il avait demandé et obtenu qu?une enquête soit diligentée sur la gestion de la MGHU. Quelques mois plus tard, il était arrivé à disposer d?une copie des conclusions de cette enquête dans laquelle sont impliqués au titre d?auteurs plusieurs cadres. Dans le lot de ces cadres, le président de la mutuelle que Messaoudi affirme être un président illégitimité au vu de l?invalidité de l?AG élective du 17 septembre 2002 prononcée par le MTSS. L?ancien directeur régional de la MGHU licencié, réintégré par voie de justice à son poste et auquel toutes les prérogatives ont été supprimées, a également affirmé, copie du jugement de la condamnation de l?intéressé à l?appui, que le président de la MGHU a été condamné à une peine de prison infamante pour faux et usage de faux confirmée par la Cour suprême et l?illégitimité de ce président avait été confirmée par son exclusion de la liste des membres du conseil national consultatif de la mutualité. S?appuyant sur les conclusions de l?IGF, M. Messaoudi qui affirme être victime de tortures morales et de népotisme de l?UGTA parle de carriérisme de la classe dirigeante de la MGHU qui s?octroie des avantages substantiels, promotions fulgurantes, salaires en hausse, frais de mission coquets et menus cadeaux. Dans une de ses déclarations, la direction de la MGHU mise en cause avait totalement démentie les accusations de son ancien directeur les qualifiant de diffamatoires. Ce qui ne semble pas être l?avis des services de la brigade économique de la sûreté d?Alger, Annaba, Sétif, Oran et Ouargla. Conclusions des services de l?IGF en main, ces services s?intéressent à ce qui semble être les ingrédients d?une grosse affaires de sous et de dilapidation du patrimoine des travailleurs. En tous les cas, Mohamed Messaoudi n?en démord pas. En possession des adresses électroniques de différents syndicats de par le monde, il compte dénoncer les actes de l?UGTA qu?il accuse d?être complice dans la mise à sac des biens des travailleurs. De même qu?il a exprimé son intention de saisir la Cour internationale de justice pour les tortures dont il est victime et dont sont auteurs des représentants des institutions de l?Etat algérien. Mohamed Messaoudi a déjà saisi plusieurs avocats dont Me Aït Larbi et le président de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l?homme. Pour faire bonne mesure, Mohamed Messaoudi a également saisi le président de la République, le chef du gouvernement et le ministre de la Justice de ses accusations contre l?actuel ministre du Travail et de la Sécurité sociale.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A. Djabali
Source : www.elwatan.com