Alger - Revue de Presse

Amirouche Malek, auteur, à L’Expression «Ahmed Bedjaoui m’a beaucoup aidé»



Amirouche Malek, auteur, à L’Expression «Ahmed Bedjaoui m’a beaucoup aidé»
Publié le 01.11.2023 dans le Quotidien l’Expression

Amirouche Malek est l'auteur de deux livres. Il est l'initiateur et l'organisateur du plus important et du plus régulier café littéraire dans la wilaya de Tizi Ouzou, lancé en mars 2011 et ayant reçu de brillants écrivains et chercheurs. Il dédicacera son livre à partir d'aujourd'hui au stand des Éditions «Medias Index».

L'Expression: Comment est née l'idée de publier ce livre où sont rassemblées les conférences du café littéraire que vous animez?

Amirouche Malek: Je croie qu'il est nécessaire d'organiser des rencontres littéraires, mais c'est encore mieux de laisser des traces pour la postérité. C'est comme cela que j'ai déjà fait avec l'expérience du festival «L'été en poésie et en musique», j'ai réuni 39 poètes en trois langues. Une expérience inédite chez nous en Algérie. D'ailleurs, c'est le cas aussi des actes du café littéraire ou j'ai réuni des auteurs de différents bords qui m'ont confié des textes allant de l'Histoire, la sociologie, psychiatrie. philosophie, musique et cinéma. C'est une façon de capitaliser les expériences vécues qui resteront pour la postérité et servir de documents de base pourquoi pas pour la recherche. L'idée est ancienne, au fil des années les choses ont muri et j'ai demandé à tous les intervenants de communiquer des textes pour en faire un ouvrage collectif. Beaucoup ont adhéré à cette initiative.

Pouvez-vous nous parler un peu du contexte où avait été lancé ce café littéraire à l'époque?

L'idée de lancer le café littéraire de Tizi-Ouzou, est venue de ma passion pour les débats d'idées et les échanges. C'est aussi pour permettre aux auteurs chercheurs de rencontrer les lecteurs et de faire la promotion du livre et les belles idées. C'est ma façon à moi de participer à la création des belles traditions. Ce qui m'a vraiment poussé à me lancer dans cette aventure humaine et intellectuelle, c'est le constat qu'une ville comme Tizi Ouzou, connue pour son bouillonnement culturel, ne dispose pas d'espace de pareil. Sachant l'importance des échanges pour l'épanouissement de la société, j'ai eu l'audace de foncer même si a priori, je suis autodidacte. Le 5 mars 2011 fut le coup de starter de l'activité avec comme invité le poète et l'écrivain Youcef Merahi. Depuis, je n'ai pas cessé d'activer jusqu'à aujourd'hui, même en passant par de grandes difficultés. Lorsque la volonté y est, tout peut nous réussir.

Cet événement a connu un grand succès, notamment concernant l'affluence du public, comment expliquez-vous cela?

Lorsqu'on a une vision lointaine et qu'on travaille sérieusement, le résultat suit inévitablement. J'ai travaillé durement sans soutien effectif en plus des obstacles rencontrés. J'avais le souci majeur de perpétuer la tradition et faire en sorte de s'améliorer en faisant de la qualité mon credo. Il était important de fidéliser le public qui a la soif et l'exigence de la qualité. Voilà le secret. J'en profite de l'occasion de saluer les inconditionnels.

Comment s'effectuaient les contacts avec les différents auteurs et chercheurs que vous invitiez?

Il faut avoir un bon carnet d'adresses et savoir communiquer et surtout être sérieux. Selon mon modeste avis, il est important que les activités s'inscrivent dans la durée. Une fois qu'on a une bonne image de marque dans le sens où on impose du respect tout en respectant les autres. Après, le bouche à oreille fonctionne bien. Les contacts se font généralement par mail et les réseaux sociaux. Pour la deuxième partie de la question, effectivement beaucoup de chercheurs ne sont plus de ce monde. Je pense au professeur Slimane Medhar, un éminent psycho-sociologue, avec qui j'ai partagé beaucoup de belles expériences. J'aime sa vision des choses et le sérieux qui l'animait. Il était aussi l'ami de l'association des parents et amis des malades mentaux Yasmine de la wilaya de Tizi Ouzou. On l'a maintes fois invité lors de l'organisation ensemble des forums sur la psychiatrie sociale. Il était un bon militant des bonnes causes et un intellectuel qui a compris le fonctionnement de la société. Il a produit beaucoup d'ouvrages comme «La violence sociale en Algérie», «La société algérienne entre tradition et modernité» pour ne citer que ceux-là. Les échanges que j'ai eus avec lui m'ont appris beaucoup de chose.

Parlez-nous un peu du regretté écrivain Amar Metref que vous avez également côtoyé...

Amar Metref était un écrivain qui appartient à l'ancienne génération qui a une plume raffinée. Il était un pédagogue doté d'une grande culture. Pour leur rendre hommage à titre posthume je leur dédie les actes qui viennent d'être édités en livre.

Comment s'est porté votre choix sur Ahmed Bedjaoui pour préfacer ce livre?

Tout naturellement, Ahmed Bedjaoui est une personnalité connue et reconnue par ses pairs de par l'excellent travail qu'il fait. Il aime la rigueur et les choses bien faites. Je l'ai invité à plusieurs reprises dans le cadre de mes activités, à chaque fois, il répond favorablement lorsque je le sollicite. En outre, il a la qualité de mettre en valeur le travail des autres, il encourage les belles initiatives et les jeunes qui veulent aller de l'avant, tout en ayant l'exigence de la rigueur comme je l'ai souligné. J'ai eu la chance de garder de bons rapports avec lui et j'ai beaucoup d'estime et d'admiration pour sa personne. Au moment, où j'ai décidé de passer à l'action pour publier le premier tome des actes du café littéraire de Tizi Ouzou et de Larbaâ-Nath-irathen, il a répondu favorablement à ma sollicitation. J'avoue qu'il a beaucoup apprécié le travail. Il est toujours actif et produit des oeuvres de hautes qualités.

Votre livre sera-t-il disponible au Sila?

Oui il sera disponible à partir d'aujourd'hui jusqu'à la clôture le 4 novembre 2023. J'ai hâte de rencontrer le public lors des ventes-dédicaces qui auront lieu au stand D 17 au Pavillon central chez les éditions «Medias Index» gérée par Mme Malika Challal.
Aomar MOHELLEBI

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