
Devant le refus des uns et des autres, parmi les parties libyennes réunies à Skhirat au Maroc, à accepter un accord, les Etats-Unis, la France, l'Italie, l'Allemagne, l'Espagne et le Royaume-Uni ont appelé les Libyens à s'entendre sur un gouvernement d'union nationale d'ici la fin du mois en cours. "Il est nécessaire de trancher un ensemble de questions, notamment celle des candidats pour le gouvernement d'union nationale, avant le 20 septembre", soulignent les gouvernements des six pays dans une déclaration rendue publique vendredi par le ministère français des Affaires étrangères.Cette déclaration fait suite aux réticences répétées des parties libyennes à conclure un accord politique. Ainsi, une partie des membres du Parlement libyen reconnu par la communauté internationale s'oppose toujours au dernier projet d'accord proposé par l'ONU pour constituer un gouvernement d'union nationale dans ce pays en proie au chaos. À la veille de la date butoir du 20 septembre (aujourd'hui) fixée par l'émissaire de l'ONU Bernardino Leon pour trouver un accord sur un gouvernement d'unité, un groupe de députés, qui comprend entre autres le président du Parlement, a publié un communiqué pour rappeler qu'il n'était pas prêt à donner son feu vert à ce texte élaboré lors de pourparlers interlibyens à Skhirat, au Maroc, sous l'égide de l'ONU. Il conteste les amendements introduits dans la dernière version à la demande du Parlement rival de Tripoli. Ce groupe, qui se présente sous le nom de "commission chargée du suivi des affaires urgentes", ne précise pas combien de parlementaires le composent et se désolidarise ainsi de la délégation du Parlement qui mène les discussions au Maroc. Devant cette situation de blocage, les cinq gouvernements occidentaux estiment qu'"il est temps pour la Libye de régler ses défis cruciaux en matière humanitaire, économique et de sécurité, notamment l'expansion de Daech et des organisations criminelles se livrant à la contrebande et au trafic de personnes". Il est également souligné dans le communiqué que "ce ?paquet' devra être approuvé par les parties avant la fin septembre afin que ce gouvernement puisse être mis en place dans les plus brefs délais ? et au plus tard le 21 octobre ? comme l'attendent tous les Libyens". Ils soulignent que "la communauté internationale est prête à apporter une assistance économique et de sécurité conséquente à une Libye unie dès que le nouveau gouvernement aura été approuvé". Un échec à la veille de la 70e Assemblée générale des Nations unies pousserait inévitablement le diplomate espagnol Bernardino Leon à mettre fin à sa mission engagée il y a un an, soit le 1er septembre 2014. Pourtant, l'émissaire de l'ONU s'était réjoui vendredi qu'un troisième groupe de députés du Parlement reconnu qui boycottait jusqu'alors les discussions de paix se soit finalement rallié à ces pourparlers.M.T.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Merzak Tigrine
Source : www.liberte-algerie.com