
L'Etat est amené à trouver des financements non conventionnels pour faire face à la crise financière que traverse le pays. Dans cette optique, le gouvernement a décidé d'amender la loi sur la monnaie et le crédit.Fini le temps où les banques affichaient avec fierté leur surliquidité, même si déjà à l'époque les entreprises se plaignaient de toute la bureaucratie qui entrave leur financement.De nos jours et depuis la chute des prix du pétrole, l'opulence dont jouissait les banques n'est qu'une histoire ancienne et les entreprises, privées qu'elles soient ou publique, nationales ou étrangères, doivent trouver d'autres moyens de financement et ne plus compter sur les crédits octroyés par les banque pour financer de nouveaux projets et contribuer ainsi à la diversification de l'économie nationale.Cette politique est celle que le nouveau Premier ministre, Ahmed Ouyahia, veut lancer et «en urgence» afin de redynamiser l'activité économique et substituer aux seules exportations d'hydrocarbures qui représentent 95% des rentrées du pays en devises.Pour parvenir à une telle réforme, il faudrait nécessairement revoir la loi dur la monnaie et le crédit, chose que le chef de l'exécutif compte faire en le soumettant aujourd'hui au conseil des ministres. Ans ce sens, il avait annoncé avant-hier l'élaboration d'un projet de loi amendant la loi actuelle sur la monnaie et le crédit, ouvrant ainsi la voie au financement non conventionnel de l'économie nationale.Pour sa part, le président du Conseil de la nation Abdelkader Bensalah a évoqué dans une allocution d'ouverture de la session ordinaire du conseil, l'éventualité de soumettre un projet de loi complétant l'ordonnance 03-11 du 26 août 2003 relative à la monnaie et au crédit, ajoutant que «ce projet pourrait être inscrit à l'ordre du jour en début de session en tant que question présentant un caractère d'urgence».En fait, l'urgence de revoir la loi sur la monnaie et le crédit est l'une des missions que le président Abdelaziz Bouteflika a chargé son nouveau Premier ministre. Pour rappel, lors de la réunion informelle gouvernement-patronat-UGTA, Ahmed Ouyahia avait affirmé que le chef de l'Etat l'a chargé de chercher des financements non conventionnels pour faire face à la crise financière que traverse le pays. Aussi, le plan d'action du gouvernement devra également, comme l'avait affirmé Ahmed Ouyahia, donner forme à des mesures pour «améliorer le cadre de l'investissement et cultiver des relations sereines avec les entreprises». Selon lui, «toutes les entreprises établies en Algérie bénéficieront de facilitations et de soutien sans aucune discrimination». Une fois la nouvelle sera adoptée, la Bourse d'Alger pourra enfin trouver la place qu'elle mérite. Car une bourse ne peut évoluer et contribuer à l'essor d'une économie que si elle est sollicitée par les entreprises, lesquelles ne devraient pas compter sur le seul apport des banques et des établissements financiers. Mis à part la bourse, c'est tout le marché financier qui sera stimulé avec une demande venant des entreprises et permettant une meilleure et diverse irrigation de l'activité économique nationale.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hafid M
Source : www.letempsdz.com