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Ambiance conviviale



Ambiance conviviale
A la sortie des mosquées, ils se sont échangés, comme le veut la tradition, les v?ux avant de rejoindre leurs domiciles pour accomplir le sacrifice du mouton. Cette année, beaucoup de citoyens, par commodité et pour une meilleure hygiène, ont préféré immoler leur mouton au niveau des abattoirs. « J'ai déboursé 2.000 DA pour faire égorger et nettoyer mon mouton aux abattoirs d'El Annassers (ex-Ruisseau) pour gagner non seulement du temps mais pour faciliter à mon épouse et à mes filles la préparation du repas », a indiqué un cadre dans une entreprise. De leur côté, les vétérinaires mobilisés au niveau de cet établissement contrôlaient les abats pour s'assurer qu'ils ne contenaient pas de kystes hydatiques. Comme dans de nombreux autres sites de la capitale, une ambiance de fête y régnait. Des jeunes s'affairaient à nettoyer les moutons qui venaient d'être sacrifiés. « Nous nous sommes organisés pour procéder au rituel sacré, et le fait de nous entraider non seulement facilite la tâche mais permet aussi de renforcer les liens », a confié un jeune homme qui proposait ses services à l'abattoir. D'autres s'employaient à nettoyer les abats et le « bouzellouf » (tête et pieds du mouton) munis de chalumeau.L'abattoir était partagé en quatre salles d'immolation. Partout, les jeunes déplaçaient les moutons, se donnant un coup de main. A une dizaine de mètres, une famille. Deux jeunes, une fillette et un garçonnet tout de neuf vêtus et les mains colorées de henné. Ils étaient accompagnés de leurs parents pour assister au sacrifice de leur bovin. « Aïd El Adha, c'est la solidarité et l'entraide. C'est aussi une fête pour les enfants, qui sont tout contents de jouer avec les moutons et d'assister à leur sacrifice », a souligné un père qui, lui aussi, se dit « très heureux de partager ce moment de bonheur avec toute la famille ». Toutefois, le nombre d'ovins sacrifiés cette année aurait quelque peu baissé par rapport au bovin qui, lui, a enregistré une forte hausse dans les abattoirs, a constaté le directeur de l'Etablissement de gestion des abattoirs et poissonneries d'Alger, Farid Bentouati.Quelque 1.800 à 2.000 têtes de mouton ont été sacrifiés dans le cadre de la fête de l'Aïd. Ce chiffre, a-t-on appris, a considérablement baissé depuis l'année dernière. Ce constat est peut-être dû à une prise de conscience de la part des consommateurs algériens, qui s'orientent davantage vers une viande plus saine, moins riche en cholestérol et même moins coûteuse. Nombreuses sont les familles qui cotisent pour se payer un veau de lait et se partager les parties après le sacrifice, a indiqué le même responsable. Par ailleurs, Bentouati a indiqué que l'abattoir a enregistré une grande affluence et que l'opération d'immolation y avait lieu sous contrôle vétérinaire, avec une permanence assurée le deuxième jour de fête pour ceux qui désirent découper leurs moutons.
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