Plus d'un million de tonnes d'ordures ont été collectées dans le cadre de l'opération de nettoyage des villes algériennes en septembre dernier, grâce à plus de 17 000 agents de nettoyage.
Cette information a été rendue publique par Amara Benyounès, ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Environnement et de la Ville, lors de sa première sortie médiatique et en pleine réunion avec les directeurs de l'environnement des 48 wilayas ainsi que les responsables centraux du secteur. Il a souligné que la première mission du secteur consiste à «nettoyer l'environnement dans lequel vit le citoyen».
Mais le vrai débat est de savoir comment pérenniser cette opération, qui est une des priorités du gouvernement Sellal. Certains directeurs ont reconnu qu'elle connaît «un certain essoufflement». Le challenge est donc de changer de logique : les replâtrages successifs et les campagnes sans lendemain ont montré leurs limites. Dans ce contexte, le ministre a insisté sur la nécessité de revoir le mode de gestion des villes en matière de collecte d'ordures. Il a tenu à ajouter que si le citoyen a une part de responsabilité due à l'incivisme, les responsables ne doivent plus se contenter de lui jeter la pierre. «Je passe régulièrement par Didouche Mourad (Alger) et je ne vois que rarement des poubelles.
Faut-il demander aux citoyens de garder leurs déchets chez eux '», dira-t-il. Autre sujet traité : la prolifération des sacs en plastique utilisés par les citoyens pour faire leurs achats quotidiens, réputés nocifs pour l'environnement et dont ils se débarrassent en les jetant dans la nature. Le ministre a déclaré qu'il fallait trouver une solution, mais qu'il ne faut pas perdre de vue le fait que c'est une source de revenus pour plusieurs travailleurs.
Dalila Boudjemaâ, secrétaire d'Etat chargée de l'environnement, a affirmé que «les usines doivent se débarrasser de leurs déchets industriels et contribuer au traitement de leurs effets négatifs sur l'environnement. Le faible taux de collecte d'impôts sur les ordures ménagères ne dépasse pas 23% , ce qui explique les faibles ressources du secteur.» Pour responsabiliser les directeurs des wilayas et les cadres du secteur, le ministre s'est engagé à régulariser les intérimaires et de faire bénéficier de promotion les cadres du ministère qui bénéficieront d'un nouvel organigramme.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Benelkadi
Source : www.elwatan.com