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Amar Ghoul à l'occasion de la réunion du bureau politique de TAJ



Amar Ghoul à l'occasion de la réunion du bureau politique de TAJ
Le débat sur la révision de la Constitution refait surface ! A peine Abdelaziz Bouteflika a-t-il pris la décision d'enclencher le processus dans les tout prochains jours à l'issue des réunions au sommet qu'il avait présidées jeudi dernier comme nous le rapportions dans une précédente édition, que la classe politique s'empare du sujet. C'est le cas du président du parti TAJ, Amar Ghoul, qui a ouvert le bal dès hier lundi.«Aujourd'hui, tout le monde attend la Constitution. Nous concernant, à TAJ, nous réaffirmons nos positions sur cette question. TAJ réaffirme son souhait de travailler avec tout le monde. De coopérer avec tout le monde en vue d'aboutir à une Constitution consensuelle comme l'a si bien affirmé le président Bouteflika».Amar Ghoul s'exprimait ainsi à l'ouverture des travaux du bureau politique de son parti, au siège de ce dernier à Dély Ibrahim à Alger. «Notre parti en appelle à un consensus national à ce propos. Notamment avec la consécration de nos constantes nationales, l'islam, l'arabité et l'amazighité. Ces constantes doivent être mises à l'abri de toute spéculation, de toute surenchère».Ghoul rappellera également quelques principes de base comme «la consécration dans la nouvelle Constitution, des libertés collectives et individuelles, la séparation des pouvoirs» et plaidera même, pour la «constitutionnalisation du principe d'une économie nationale bâtie sur le développement et la croissance». Puis, il lancera, insistant : «Nous le répétons, et nous assumons nos responsabilités : les portes demeurent ouvertes pour prendre part à cette révision. Nous appelons la classe politique à œuvrer dans le sens d'aboutir à un consensus sur les grandes questions. Nous en appelons à tout le monde pour y contribuer, d'une manière ou d'une autre».Une invitation qui, pour le moins, est en parfaite contradiction avec l'affirmation du patron du RND et directeur de cabinet de la présidence, Ahmed Ouyahia, qui avait définitivement écarté cette éventualité lors d'une conférence de presse animée mi-juin dernier. «Il y a trois types de groupes dans la classe politique par rapport à cette question des consultations sur la révision de la Constitution. Il y a d'abord ceux qui avaient pris part aux deux rounds des consultations, puis ceux qui ont décliné les deux invitations et enfin ceux qui vous disent qu'ils ne reconnaissent même pas le régime». Autrement dit, le dossier des consultations est définitivement clos. Qu'est-ce qui motive alors cette sortie de Amar Ghoul 'Le ministre du Tourisme aura, visiblement, agi plus en chef de parti politique. En fait, l'on ne peut ne pas faire le lien avec l'initiative politique qu'il dévoilera dans sa même intervention d'hier lundi. «TAJ appelle tout le monde, partis au gouvernement ou dans l'opposition, à constituer un rempart national pour relever les défis. Il ne s'agit pas, là , d'une initiative concurrente à celle de notre frère Ahmed Ouyahia, ou de notre frère Amar Saâdani ni même celle de nos frères de l'opposition».Par ailleurs, et au sujet de la grave sortie du terroriste Madani Mezrag, Amar Ghoul a précisé, lors d'un point de presse, que «Madani Mezrag ou autre, la Constitution et les lois sont très claires à ce sujet. Le ministre de l'Intérieur l'a, d'ailleurs, bien précisé et nous faisons nôtre, la réponse de monsieur le ministre de l'Intérieur».


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