
Le président de Taj, Amar Ghoul, a présidé hier un regroupement des cadres du parti, dans la commune des Eucalyptus, dans la banlieue Est d'Alger. Devant une assistance nombreuse, il est revenu sur le vote de la nouvelle Constitution qu'il considère comme "une halte importante dans la vie des Algériennes et des Algériens" et "un valeureux acquis pour l'Algérie actuelle et du futur", en dépit du fait que certains n'ont pas pris part d'une manière directe ou indirecte à son élaboration.Aussi, Ghoul a invité les Algériens de tous bords à "une contribution effective et de mettre à profit l'occasion des lois organiques et toutes les lois qui renforcent notre sécurité et notre stabilité, raffermissent notre économie et consolident notre démocratie, les libertés et les droits de l'Homme dans notre pays", estimant que "la Constitution qui a été adoptée à la majorité écrasante n'est pas la propriété d'une partie, d'une personne ou d'un parti, mais la propriété de tous les Algériens, aussi, devrait-elle mieux se renforcer à travers son enrichissement de la part de tous". Considérant que le pays et la région font face à de multiples défis, il a estimé qu'un consensus politique au sujet des grandes questions et une réorganisation de nos priorités politiques, économiques et sociales s'impose. "Il est inconcevable que certains restent indifférents, dénoncent tout et noircissent le tableau de l'Algérie, et attisent les conflits dont on peut faire l'économie", a-t-il indiqué. L'occasion a été offerte à Ghoul d'émettre son point de vue au sujet des querelles qui opposent ces derniers temps d'anciens officiers supérieurs de l'armée, qu'il a d'ailleurs appelés à la sagesse, à la pondération et à se garder d'envenimer la situation du pays en relatant des faits ou en jugeant des acteurs, qu'il n'est possible de le faire qu'aux spécialistes de l'histoire."Nous disons à tout le monde qu'il faut éviter ces échanges d'accusation inféconds et stériles qui profanent la Révolution ou l'ère post-Indépendance", a martelé M. Ghoul, en arguant : "N'avez-vous pas trouvé mieux à présenter à cette jeunesse algérienne que vos différends ou vos conflits durant la Révolution '" s'est-il interrogé, sur un ton d'amertume. Hélas, "la jeunesse d'aujourd'hui n'a cure de votre bas niveau", a-t-il ajouté, pour qu'ensuite, il appelle, tour à tour, tout le peuple algérien à rejeter les graines de la discorde, la classe politique à les dénoncer et la presse de s'abstenir de rapporter les propos de "ceux qui délirent".S'adressant également aux anciens officiers supérieurs et responsables de l'Etat et personnalités nationales, il dira que "l'Algérie n'a pas besoin de raviver les plaies d'hier", en rappelant, dans ce sens, "la décennie noire".Amar Rafa
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar Rafa
Source : www.liberte-algerie.com