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ALORS QUE LES ELÈVES DE TERMINALE REVENDIQUENT SON APPLICATION Les syndicats refusent la définition du seuil du programme



Alor s que des lycéens sont sortis protester ces derniers jours pour exiger de la tutelle qu'elle définisse le seuil du programme pour l'examen du baccalauréat, les syndicats du secteur protestent contre cette proposition qui revient chaque année et expliquent que la crédibilité du baccalauréat est ainsi remise en cause.
F.-Zohra B. - Alger (Le Soir) - Comme ils en ont pris l'habitude au cours de ces dernières années, les élèves des classes de terminale sont sortis de leurs établissements en signe de protestation, pour demander l'application du seuil des leçons faisant partie du programme pour l'examen du baccalauréat. Il s'agit notamment d'établissements des wilayas d'Alger, de Tizi-Ouzou, de Béjaïa et d'Oran où les élèves ont évoqué la surcharge des programmes et expliqué qu'ils devaient bénéficier, comme cela a été le cas antérieurement d'un seuil des leçons. Les syndicats du secteur dont le CLA et le CNAPEST ont pour leur part dénoncé cette requête, assurant qu'elle remet en cause la crédibilité de l'examen du baccalauréat. «Tout en espérant que cette fois encore le ministère de l'Education nationale lâchera du lest pour mettre fin au mouvement de protestation des classes de terminale alors que l'année scolaire n'a connu aucune perturbation notable par rapport aux autres années.», a déclaré le CLA. Pour le CLA, si le seuil est encore une fois appliqué, c'est l'avenir de milliers d'élèves qui sera sacrifié. Le syndicat dit aussi qu'il a toujours milité pour supprimer la question du seuil qui n'existe qu'en Algérie. «Les élèves et le ministère de l'Education doivent comprendre que le programme comprend 35 semaines et est le fruit de trois années d'études, pour aborder l'université qui demandera au futur bachelier du prérequis nécessaire», expliquent aussi les représentants du CLA. Assurant aussi que les enseignants de terminale sont obligés de terminer un programme où chaque cours est devenu un numéro qu'il doit remettre à l'administration pour le suivi des programmes qui seront examinés par la commission chargée des progrès dans les programmes. «Ce scénario oblige le professeur à s'occuper beaucoup plus du côté administratif que pédagogique, ce qui n'était pas le cas avant», explique le CLA. Pour le syndicat aussi «le seuil pénalise les enfants qui ont travaillé toute l'année, comme tous les établissements ne fonctionnent pas avec le même rendement, ce qui explique le niveau très bas et le taux d'échecs à l'université.» Par ailleurs et pour le Syndicat national des professeurs d'enseignement secondaire et technique (Snapest), la limitation du seuil est «anti-pédagogique », selon, Meziane Meriane, le coordinateur national. Même son de cloche du côté du Conseil national des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Cnapest), qui a affirmé que les élèves sont ainsi mal formés dans le secondaire. Si à ce jour il n'y a pas de réponse officielle de la tutelle sur cette question, les syndicats disent redouter que le ministère de l'Education ne cède encore une fois à la pression des actions de protestation des élèves.
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