Les pompiers cherchent une réplique efficace
«Il faut que ce secteur soit doté de moyens plus sophistiqués. Sinon, les départements ministériels concernés doivent s’impliquer davantage pour que le plan Orsec soit appliqué comme il se doit.»
Les éléments de la Protection civile sont-ils les seuls devant intervenir dans l’immédiat en cas de catastrophe? Cette épineuse question posée hier par M.Rehali, représentant de la médecine militaire, traduit de fort belle manière la rude épreuve à laquelle est confronté ce corps de sauvetage. «Gérer la catastrophe est laissé uniquement à la Protection civile», a fait remarquer M.Rehali lors d’une rencontre tenue à l’hôtel Dar Diaf à Alger et ayant rassemblé tous les opérateurs agissant dans le cadre du plan Orsec.Quelle solution doit-on apporter si d’autres catastrophes naturelles, technologiques ou autres, surviennent dans l’avenir? Sans ambages, le responsable de la médecine militaire apporte sa propre réponse. A se fier à ses dires, «il faut que ce secteur soit doté de moyens plus sophistiqués. Sinon, les autres départements ministériels doivent s’impliquer davantage pour que le plan Orsec soit appliqué comme il se doit.» En d’autres termes, la Santé publique «doit s’extérioriser», pour faciliter la tâche à la Protection civile. Ainsi, les médecins et infirmiers exerçant dans des hôpitaux ne doivent pas attendre que le malade soit transporté au sein de leurs établissements hospitaliers pour agir: «Ces médecins doivent être sur place pour limiter les dégâts», précise M.Rehali. Les exemples ne manquent pas, notamment en cette période estivale. Un travail d’arrache-pied s’effectue au niveau des différentes plages. Les pompiers sont condamnés à jouer plusieurs rôles dont celui de médecin urgentiste suite, notamment, à des noyades quotidiennes. Intervenant au cours des débats, le professeur Mohammed Guerinik a argumenté par d’autres considérations. Dans sa brillante communication, il a tenu à préciser que «le ministère de la Santé a également trop de charges pour exercer en dehors des hôpitaux». Et d’ajouter qu’«il faut utiliser les capacités des éléments de la Protection civile formés pour ce genre de situations». Dans ce cadre, le représentant du département de la santé a souligné que d’autres plans d’urgence relevant des ministères concernés doivent compléter le plan Orsec. En guise de justifications, il a précisé que ce dernier «ne peut pas donner des explications spécifiques à des risques spécifiques». Outre les catastrophes naturelles pour lesquelles l’Algérie est devenue un terrain propice, notre pays n’est pas à l’abri d’un risque sanitaire comme l’a démontré, il y a une année, la menace de la grippe aviaire. Face à ce nouveau risque et à tant d’autres, comme le risque nucléaire, «le moment est opportun pour se préparer». Quelle que soit sa nature, s’accordent à dire les spécialistes, le risque doit être géré d’une façon rationnelle. Dans un autre volet, le Pr Guerinik a souligné que les textes actuels portant sur le plan Orsec sont bons «mais modifiables». Le représentant de la santé critique l’appartenance de ce plan au ministère de l’Environnement. «Tôt ou tard, il doit appartenir au département de l’intérieur et des collectivités locales ayant écrit les textes de cette loi», ajoutera l’orateur.Et de mettre l’accent sur le rôle des médias pour mieux gérer une catastrophe. Quant au responsable du Croissant-Rouge algérien (CRA), Abed Khouidmi, il a résumé son intervention en appelant à plus «de coordination des différents secteurs concernés afin d’améliorer la prestation».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Fouad IRNATENE
Source : www.lexpressiondz.com