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Alors que la prime de FRC a diminué en 2011, les gens s'inquiètent à la veille de l'été : Les consommateurs toujours les dindons de la farce '



Les opérations de contrôles économiques et de la répression des fraudes ne semblent pas régulières, comme le prévoit la loi en la matière, eu égard à la baisse, cette année, de la prime semestrielle FRC, octroyée aux fonctionnaires du ministère de commerce, selon une source anonyme dudit ministère. Cette prime allant du 1er juin au 31 décembre 2011 a chuté drastiquement à 8000 DA par agent, alors qu'elle atteignait, les autres années, jusqu'à 30.000 DA par personne. Et la source directe qui alimente ce fonds et par conséquent le volume financier des primes est constitué, selon la même source, du nombre de PV enregistrés et de leur masse financière réalisée par les contrôleurs des prix et de la concurrence lors des descentes inopinées dans des marchés formels de gros et détails et des magasins de vente de différents produits et marchandises. " On n'a jamais atteint, au cours des dix dernières années, un tel niveau de prime aussi basse " dit le même agent pour dire à quel point les contrôles se font de moins en moins. Ce qui explique l'état de déliquescence de l'état de contrôle des prix et l'anarchie qui règne dans de nombreux marchés et où les citoyens hésitent souvent de demander combien ça coûte, par éducation peut-être. Des " commerçants " affichent allégrement des marchandises sans prix sur des étals ou des vitrines, situés dans les grandes villes et grandes rues d'Alger, sans se soucier de la réglementation en vigueur encore moins des intérêts des consommateurs. Il y a donc fraude sur les prix portant sur les produits de première nécessité et de large consommation comme le sucre, le lait et l'huile, qui sont, faut-il le rappeler, à l'origine des émeutes notamment celles de Bab el oued, en janvier 2011. Certes pour les autres produits, les prix sont libres mais il n'en demeure pas moins que l'affichage des prix est une obligation pour les commerçants dans l'intérêt des consommateurs et de la fiscalité. La transparence oblige. Or ces commerçants, qui n'ont rien à avoir avec le professionnalisme, sont attirés seulement par les gains faciles, en dictant les prix à la tête du client. Et il y a indéniablement une concurrence déloyale car il y a des commerçants honnêtes qui non seulement affichent des prix durant tout l'exercice de leur activité, mais respectent aussi le règlement en vigueur en termes de qualité des produits exposés sur les étals ou sur des vitrines de magasins. Selon Mustapha Benbada, ministre de commerce, interpellé à plusieurs reprises, la question d'affichage des prix se pose uniquement dans les marchés parallèles qui ne sont pas contrôlés par les services concernés. Il en est de même pour la question de l'hygiène qui se pose surtout en ce moment, à la veille de l'été et de la saison estivale où les cas d'intoxication se multiplient. Des marchandises alimentaires périssables et cuites, comme la pâtisserie, le pain et les poulets, sont exposé à l'air libre et au soleil. Le ministère du commerce enregistre, en moyenne, et chaque année plus de 5000 cas d'intoxication dont on ignore les cas de longue hospitalisation et de décès. Et ce à cause du manque d'hygiène constatée dans les restaurations, ou chez des gargotiers et parfois dans les cantines ou boulangeries. Alors les gens se méfient de plus en plus de la bouffe et mangent de moins en moins dehors. Les consommateurs seront toujours les dindons de la farce ' Dans ce cas il faut mieux prévenir'


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