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Alors que l'alerte terroriste reste de mise L'ambassade américaine rouvre ses portes à Alger



L'ambassade américaine à Alger a rouvert ses portes hier, après une journée de fermeture qui avait concerné la majorité des capitales arabes.Alors que d'autres ambassades dans des capitales arabes restent toujours fermées, et ce, pour une durée indéterminée, celle d'Alger, a été rouverte, mais uniquement pour gérer "les affaires courantes". C'est-à-dire avec un personnel réduit et une vigilance accrue, par crainte d'attentats.
L'alerte donnée par les Américains a été suivie par plusieurs alliés occidentaux, notamment au Yémen où, paraît-il, les Américains auraient obtenu des renseignements sur des projets d'attentats contre des intérêts occidentaux ce dimanche. Les attaques des drones américains, qui ont ciblé ces derniers temps, plusieurs responsables d'Al-Qaïda au Yémen, auraient poussé les groupes terroristes à planifier des attentats pour venger leurs morts.
La médiatisation à outrance que les Américains ont choisi pour faire comprendre aux groupes terroristes qu'ils sont au courant de leurs plans, est une sorte de réponse de l'administration Obama, surtout à ses alliés occidentaux, après le flot de critiques qui ont suivi les révélations d'Edward Snowden, concernant le programme d'écoutes téléphoniques américaines.
Les Américains, visiblement aguerris de leurs expériences dans les bourbiers afghan et irakien, privilégient présentement les interventions à distance, à travers l'usage des drones pour attaquer des cibles préalablement pistées. C'est, donc, beaucoup plus, un travail de renseignement, d'écoute qui n'expose pas les troupes américaines aux risques. Telle semble être la nouvelle stratégie dans la région.
Toutefois, la région ressemble à un grand terrain d'expérimentation de théories et autres plans concoctés dans des "think tank" de l'autre côté de l'Atlantique, dans des salons cossus, loin des réalités de la région. La région est devenue un laboratoire et ses citoyens de simples cobayes au service de théories et de plans tracés ailleurs et dont l'efficacité n'est pas garantie. Les soulèvements en Tunisie, en Libye, en Egypte et en Syrie ont été soutenus par ces laboratoires et financés par leurs alliés dans le Golfe. Une gigantesque opération de recrutement de nouveaux terroristes, semblable à la campagne pour le "djihad" en Afghanistan pour chasser les Soviétiques. Tout le monde connaît la suite.
On en voit les conséquences en Libye, en Syrie et un peu en Tunisie et en Egypte. Mais tant que les victimes sont arabes, on s'en fout en Occident.
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