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La conférence nationale de la société civile qui s'est déroulée, hier, au siège du Cnapeste à Alger n'a apparemment rien apporté de nouveau au débat national concernant la transition politique. Les quelque 80 organisations qui ont pris part à cette rencontre ont, en effet, reproduit le même schéma et les mêmes recommandations déjà émises en amont pour proposer leur projet «pour une sortie de crise et la transition démocratique». Présidence collégiale ou individuelle consensuelle, gouvernement de compétences nationales, mise en place d'une instance indépendante d'organisation des élections constituée de figures de la classe politique et des personnalités nationales sont autant d'ingrédients déjà suggérés que ce soit par l'ancien chef du gouvernement Ali Benflis ou par un groupe de oulémas algériens.L'appel à un dialogue national global avec la classe politique, les personnalités nationales et la société civile ainsi que les activistes les plus en vue du Hirak a également été proposé comme solution à la crise politique. Le fait d'inclure des représentants du mouvement populaire pose problème dans la mesure où la rue n'a, pour le moment, mandaté personne pour parler en son nom. De là à dire que cette conférence a été une pure perte de temps serait sévère, ne serait-ce qu'en égard aux efforts fournis par les uns et les autres, mais ce qu'il faut retenir c'est le fait d'avoir pu réunir une société civile éclatée autour d'une même et unique feuille de route. Un point positif qui prouve qu'avec du travail et de la bonne volonté on peut toujours réunir des gens dont les divergences sont notoires mais qui acceptent de se retrouver pour l'intérêt du pays.
Le document final de cette conférence nationale de la société civile devra être soumis à la classe politique et à des personnalités nationales lors d'une autre rencontre, mais là aussi on craint que cela ne soit qu'une nouvelle perte de temps puisqu'il ne fait aucun doute que l'opposition, dans son terme le plus général, partage la même vision pour une sortie de crise. Une transition de six mois à une année qui permettra la préparation d'élections en dehors des parrains du régime. A la lumière de cette «vérité» et de la mobilisation sans faille des Algériens, le mieux serait d'aller au plus urgent et à la priorité d'un dialogue avec l'institution militaire. Le fait de mettre l'état-major de l'armée devant ses responsabilités devra accélérer les choses et pousser Gaïd Salah à revoir sa copie.
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