
"Eux, ils parlent, nous, nous travaillons." Le président du Forum des chefs d'entreprise, Ali Haddad, n'a pas voulu s'attarder sur les critiques de "certaines parties" adressées contre l'association patronale. "Il faut respecter tout l'environnement", a lancé M. Haddad à l'ouverture de la réunion du bureau exécutif, élargie, organisée hier, à l'hôtel El-Aurassi, à Alger. "L'urgence absolue, aujourd'hui, est que tous les Algériens se mettent à réfléchir ensemble à leur devenir commun, pour trouver les solutions à leurs problèmes et travailler ensemble pour mettre en ?uvre ces solutions et nous engager ensemble dans l'entreprise immense de renouveau économique national", a estimé le président du FCE, soulignant la situation économique inquiétante de l'Algérie."C'est maintenant que notre pays a le plus grand besoin de sagesse, de toutes ses forces vives, de consensus, de cohésion, de stabilité, de paix et de travail, rien que de travail !", a-t-il ajouté. Ali Haddad a répété que le FCE "ne fait pas de politique", même s'il échafaude des politiques de développement économique."C'est notre rôle et notre devoir de travailler à combler l'absence d'une véritable culture économique dans notre pays, une absence qui, hélas, est remplacée par un discours idéologique où prédominent, chez certains, l'invective et la suspicion", estime le président du FCE. "Nous devons lutter de toutes nos forces contre la propagation de la crainte et du désespoir véhiculés dans les discours tendancieux qui inhibent l'esprit d'initiative, stérilisent le débat constructif et contrarient l'émergence d'un véritable consensus national autour de grands chantiers", a-t-il lancé.Pour Ali Haddad, le FCE est dans le vrai. "Quelles que soient les critiques que certaines parties nous adressent, notre position est juste, nous avons la conviction inébranlable", soutient-il, affirmant que le FCE est, aujourd'hui, le principal acteur économique sur la scène nationale. Le président du FCE observe avec une grande satisfaction que "le message du Forum et ses propositions sont adoptés, non seulement par d'autres organisations économiques et certaines opinions politiques averties, mais aussi les autorités économiques elles-mêmes". Il évoque "la disponibilité affichée des pouvoirs publics" qui conforte l'organisation patronale que ses propositions ne sont pas ignorées et qu'elle est écoutée.Le FCE nourrit l'espoir que cette évolution portera ses fruits et que les politiques qu'il préconise finiront par s'imposer. "Nous refusons le statu quo", souligne M. Haddad, plaidant pour l'accélération du rythme des réformes.M. R.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rabhi Meziane
Source : www.liberte-algerie.com