«On veut des élections libres et transparentes, ponctuées d'une réelle alternance au pouvoir», a déclaré hier Ali Fawzi Rebaïne, président du parti Ahd 54, lors d'une conférence de presse qu'il a animée au niveau du siège de son parti à Alger. Tout en réitérant son souhait de voir l'organisation d'une élection présidentielle anticipée, l'orateur a mis l'accent sur certains faits saillants qui ont découlé du processus de réformes entamées depuis avril dernier, qui se sont distinguées notamment par l'«effritement de l'alliance présidentielle».
Concernant les réformes politiques, le conférencier mettra l'accent sur le fait que le projet de loi sur les partis déposé au niveau du bureau de l'assemblée populaire nationale (AP N) est ressorti à la fin avec un texte tout à fait différent. Tout en critiquant la politique des quotas de la femme dans la représentation, M. Rebaïne dira que «la politique des quotas ne permettra pas à la femme d'intégrer la scène politique par la grande porte».
Par ailleurs, la décision sur la non- démission des ministres avant les élections sera commentée ainsi par l'orateur : «Les traditions politiques n'existent pas dans notre pays, le ministre vient en poste seulement pour jouir de certains avantages», et le comble pour le président de Ahd 54 réside dans le fait qu'«aucun responsable algérien n'a fait sa déclaration sur le patrimoine». A priori, la nouvelle loi sur les partis est qualifiée par l'orateur
«de tentative de recyclage du personnel politique'mais sans compter sur l'état d'esprit des algériens qui sont plus informés et plus avertis ; le peuple est à un haut niveau d'instruction et le pouvoir attend de ses moyens de propagande sa subversion, mais en vain' Le dernier mot ne peut revenir qu'au peuple qui détient la volonté politique. (...)
A priori, s'il y a une ouverture politique, elle doit s'appliquer à tout le monde et non pas seulement à une minorité», a fait savoir le conférencier pour mettre l'accent sur l'agrément des nouveaux partis.
En ce qui concerne le nomadisme politique, l'orateur mettra l'accent sur le fait que «cet aspect revient à la responsabilité des partis, ce n'est pas une loi qui peut s'imposer». A priori, le patron de Ahd 54 mettra l'accent sur un point essentiel : «Les autres partis n'ont pas soulevé le déficit budgétaire' où peut-il mener l'Algérie '
La loi de finances actuelle est erronée et les données économiques sont falsifiées. On ne demande qu'une seule chose : des explications sur les recettes en hydrocarbures», s'est écrié l'orateur. A la fin, le conférencier ne manquera pas de demander l'expulsion de Aïcha Kadhafi du territoire algérien, sans pour autant omettre de saluer les «frères égyptiens et yéménites».
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Khaled Haddag
Source : www.letempsdz.com