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Ali Bencheikh, le magicien GLOIRES D'HIER ET D'AUJOURD'HUI



Ali Bencheikh, le magicien                                    GLOIRES D'HIER ET D'AUJOURD'HUI
Il a fait partie de la glorieuse équipe des années quatre-vingt. Il était un magicien du ballon. Il faisait dresser les foules à chacune de ses apparitions. A lui seul il valait le déplacement. Bencheikh était un monstre sacré, un attaquant génial, qui a marqué de son empreinte l'histoire du mouvement sportif national. Dribbleur génial, doté d'une excellente technique qui lui permettait de mettre dans le vent ses adversaires, Ali était une star, une idole, un joueur hors normes, adulé par tout le peuple. Comme la plupart des joueurs de son époque, il a commencé, très tôt, à taper dans le ballon. C'est sur les terrains vagues qu'il fourbit ses premières armes. Sa touche de balle, ses dribbles déroutants et ses petits ponts ne laissent personne indifférent. Séduits par son talent, les dirigeants du Mouloudia d'Alger sont rapidement sur ses talons. Ils n'ont aucun mal à convaincre Bencheikh qui opte pour le doyen des clubs algériens. Dés les premiers matchs, il laisse exploser son talent et confirme tout le bien qu'on disait de lui en dominant partenaires et adversaires. L'équipe fanion lui ouvre ses portes. Malgré la présence de joueurs de renom, à l'instar de Betrouni, Bachi, Bachta, Draoui et autre Bousri, Ali n'est pas du tout intimidé. Comme un chevronné, il distribue les balles et organise le jeu. Les supporters du MCA le découvrent et lui prédisent déjà une grande carrière. Rencontre après rencontre, Bencheikh s'affirme et ne tarde pas à devenir une star. Le stade du 5-Juillet lui sert de rampe de lancement. Un après un, les adversaires du vieux club d'Alger mordent tous la poussière. Même le jumbo jet drainé, alors, par Mahieddine Khalef, y laisse des plumes. L'année 1976 le révèle définitivement au public sportif, mais c'est lors des matchs de Coupe d'Afrique que Ali fait parler la poudre en inscrivant des buts de toute beauté, qui resteront longtemps gravés dans les mémoires. Contre le représentant kenyan, il crédita le public d'un match époustouflant au cour duquel il marqua un but somptueux. Parti du centre du terrain, le stratège mouloudéen passa en revue toute la défense adverse avant de battre l'infortuné gardien. Par ce geste, le propre des joueurs de génie, Bencheikh propulse son équipe vers les cimes. Ni le Ahli du Caire d'El Khatib, ni le Hafia de Conakry et ses onze joueurs internationaux ne réussiront à lui barrer la route. Il fut sacré Champion d'Afrique, quelques mois après son sacre en Championnat et en Coupe d'Algérie. Pressenti pour le Ballon d'or qui lui revenait de droit, Ali Bencheikh est victime des jeux de coulisses et de la Confédération africaine de football qui lui a préféré le Guinéen Chérif Souleiman. Pour les puristes, il est le meilleur. Zapy Max, le célébre présentateur de l'émission Quitte ou double, a même rédigé une question le concernant. Après le Mouloudia, Ali s'illustre avec la sélection nationale qu'il servira de longues années durant aux côtés des Madjer, Assad, Dahleb, Belloumi et autre Zidane, la génération dorée qui a écrit l'une des plus belles pages de l'histoire du football algérien. Sans quelques aléas qui l'ont freiné dans sa progression, Bencheikh aurait pu partir en Europe et évoluer dans un grand club, comme Rabah Madjer, l'ex-sociétaire du Nahd.
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