Dans la matinée de jeudi, les envoyés spéciaux de la presse algérienne ont été interdits de couvrir la conférence de presse de la formation burkinabée.Empêchés manu militari de faire leur boulot, ils ont été invités par des policiers en tenue à se tenir loin de la salle des conférences sans la moindre explication.
Il a fallu attendre de longues minutes pour que le chargé de la communication de la Fédération burkinabée sorte de l'hôtel Joly pour rencontrer les journalistes algériens qui faisaient le pied de grue. "Nous appliquons la règle de la réciprocité, la Fédération algérienne nous a fait savoir qu'elle ne veut voir aucun journaliste burkinabé autour de la sélection algérienne, et nous en faisons de même. C'est vous qui avez voulu cela alors allez voir avec votre fédération", explique Gabreil Baroia.
D'ailleurs à la séance d'entraînement (décrassage des Verts de jeudi), aucun journaliste burkinabé n'a pointé son nez, c'était le boycott. Du côté algérien, l'on se défend d'avoir lancé un mot d'ordre dans ce sens mais l'on confirme que l'EN n'a pas prévu de conférence de presse à Ouaga.
Pour la petite histoire, sachez que même les journalistes burkinabés ont refusé de rapporter les propos de la conférence de presse à la presse algérienne. "Vous lirez bien nos journaux demain, alors vous saurez tout", dit un confrère visiblement irrité par l'attitude de la Fédération algérienne. Ilboudo Hamado, journaliste à la RTB (radio télévision Burkina Faso) nous a confié d'ailleurs que les deux fédérations se sont entendues visiblement pour ne pas communiquer. La presse a toujours bon dos ! Elle trinque comme d'habitude
S. L.
Nom
Adresse email
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samir Lamari
Source : www.liberte-algerie.com