
A l'occasion de la visite, à Alger, du 1er au 4 novembre de la Commission ‘Maghreb' du Parlement européen, nous nous sommes entretenus avec M. Hugues Bayet, vice- président de ladite Commission sur les enjeux de la coopération UE-Algérie.Quarante ans d'âge et déjà un parcours politique appréciable, Hugues Bayet bourgmestre socialiste de Farciennes, une commune wallonne de quelque 12.000 habitants et député européen se rend, en Algérie, pour la 2ème fois. « J'ai visité l'Algérie, en 2004 et je suis heureux de m'y rendre à l'occasion de cette XVème rencontre, avec nos collègues algériens. » Dans quelle perspective est inscrite cette nouvelle rencontre' M. Bayet, vice-président de la Commission mixte, se veut pragmatique et sans langue de bois: « il est évident que la situation politique, dans le Bassin méditerranéen, a largement évolué ces dernières années. Nous vivons des bouleversements géopolitiques qui nous obligent à cibler nos priorités, lever les malentendus et consolider nos solidarités communes ». De quelles priorités s'agit-il' Au-delà des domaines de coopération classiques, l'eurodéputé rappelle les grandes questions de l'heure: « la lutte antiterroriste, la maîtrise et la régulation des flux migratoires, les questions de sécurité, la solidarité démocratique et la défense des droits de l'Homme... » Ce sont, selon notre interlocuteur des domaines de coopération qui rassemblent l'Europe, l'Algérie et le Maghreb, d'une manière générale. « Nous savons et respectons l'expérience de l'Algérie, dans ces domaines, hautement stratégiques » précise-t-il. Ces questions précise-t-il seront exposées et discutées par le président de notre Commission, M. Pier Panzeri, avec ses homologues algériens. L'eurodéputé est conscient des progrès accomplis dans la construction démocratique des voisins du sud et des difficultés rencontrées par la société et les gouvernants. C'est pourquoi il estime que l'accompagnement de l'Europe, au travers d'une coopération d'appui aux reformes structurelles, pour un pays comme l'Algérie est nécessaire. « Sans attitude paternaliste ou moralisante. La coopération doit être comprise dans un esprit de partage, de justice et de respect des choix des Algériens » tient-il à préciser. A ce titre Hugues Bayet signale que lors de cette visite, des sortes d'ateliers de travail sont prévus en « binômes ». Lui, il est dans le domaine de l'Education, la Formation professionnelle et la Recherche scientifique. Des secteurs, en amont du monde du travail, antichambre pour des emplois d'avenir, qu'il faut penser autant dans l'urgence que sur le moyen et long termes. L'Europe dispose, tient-il à rappeler, « de ressources et de grandes possibilités de formation, donc une offre certaine et espère que l'Algérie qui a un réservoir de jeunesses certain puisse trouver des réponses à ses ambitions ». M. Bayet est persuadé que l'Algérie qui dispose d'un niveau d'éducation et de formation considérables et d'un potentiel de jeunesse dynamique ne manquera pas de saisir les opportunités et offres européennes. D'ailleurs, il expose une idée assez originale qu'il soumettra aux Algériens: « je souhaite, vivement, la mise en place d'un Conseil consultatif de jeunes Algériens qui pourrait travailler avec les jeunes Européens pour dire leurs préoccupations, leurs choix et leurs propositions sur les questions qui les concernent, telles la Formation, l'Education, la Culture, etc. » explique-t-il. Puis la discussion repart sur la coopération économique. » L'intensité de la coopération ne dépend pas, exclusivement, de l'Union européenne. Il faut, aussi, que l'Algérie ose et présente des offres, des projets, qu'elle ait une ambition à la hauteur des ses capacités ». Autrement dit, l'Algérie ne dois pas être dans une attitude passive, mais proactive vis-à-vis de l'Europe et des possibilités de coopération qu'elle offre ». D'autant plus que l'Algérie est, faut-il le rappeler, le 1er client et le 1er fournisseur du Sud méditerranée de l'Europe. Les moyens et opportunités d'une coopération plus intense et plus bénéfique pour tous, sont exceptionnels et il est plus que vital d'être à la hauteur pour le bien des deux partenaires. Signalons, enfin, que la délégation européenne conduite par l'eurodéputé Pier Panzeri est constituée de plusieurs eurodéputés dont Mme Tokia Saïfi, Lorenzo Cesa, Michela Giuffrida, entre autres.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M'hammedi Bouzina Med
Source : www.lequotidien-oran.com