Un Office de vérification de la publicité va être crée a indiqué, hier, le ministre de la communication, M.Nacer Mehal. Une annonce attendue par les professionnels de la publicité. A l'image de Riad Ait Aoudia, PDG de MediAlgeria qui estime qu'une telle entité peut aider à protéger le consommateur et à favoriser une concurrence loyale. Mais, prévient-il, il faut aller vers une autorégulation préalable « partagée » de ce qui est diffusable ou non et éviter qu'une loi ne vienne fixer « maladroitement » des limites.
Un organisme chargé de la régulation du marché de la publicité sera crée prochainement en Algérie. « Nous comptons mettre en place un Office de vérification de la publicité», a annoncé jeudi à Alger, le ministre de la Communication, Nacer Mehal. L'Office sera crée dans le cadre de la loi sur la publicité, a-t-il ajouté en marge d'une séance plénière consacrée aux questions orales des députés de l'Assemblée nationale (APN). L'élaboration de la loi sur la publicité sera entamée « le plus rapidement possible » a encore indiqué le ministre, sans donner plus de détails. Il s'est contenté de dire que cette loi figure parmi les priorités de son département, au côté du statut particulier des journalistes, l'ouverture du champ audiovisuel et l'organisation de l'activité des distributeurs de journaux. Contacté par Maghreb Emergent, Riad Ait Aoudia, PDG de la SPA MediAlgeria, s'est félicité de cette démarche. La publicité est une activité qui comprend des enjeux importants dont la « protection des consommateurs et les opérateurs économiques émetteurs de publicités, des pratiques déloyales, mensongères et anticoncurrentielles de certaines entreprises ». Cette entité, ajoute Ait Aoudia est indispensable dans la mesure où « un texte de loi ne pourrait cerner une réalité multiple complexe et évolutive ». « Il faut un arbitrage expert, responsable pluriel et surtout efficace et flexible », insiste-t-il.
Commencer par l'autorégulation
Le patron de MediAlgeria de commencer à mettre en place « une autorégulation partagée de ce qui est diffusable ou non, avant qu'une loi n'essaie maladroitement de fixer les limites ». Selon lui, une action de toute la profession, avec les régies publicitaires de Etablissement Public de Télévision (EPTV) et de l' Entreprise Nationale de Radio Diffusion Sonore (ENRS), pourrait conduire d'ici 2012 à l'élaboration de règles déontologiques sur le contenu de la publicité et sur le volume de publicité diffusée, dans l'objectif de protéger le consommateur tout en favorisant la concurrence loyale entre tous. Pour Ait Aoudia, la création d'un office de vérification de la publicité n'est pas très complexe car il y a un « socle des bonnes pratiques » prévu dans le Code de la Chambre de commerce internationale depuis 1937, et dont la 9ème version actualisée a été adoptée en juin 2011. L'Algérie fait partie des douze pays Africain membres de cette organisation. Le rôle de la tutelle consisterait, d'après lui, à mobiliser les acteurs (médias, régies, agences conseils, agences média) et les annonceurs, les associations de consommateurs afin de les encourager à s'organiser et à adapter les règles déontologiques aux réalités vécues en Algérie. La deuxième phase consistera à mettre en place cet Office de vérification qui devra intégrer des professionnels ayant une expérience dans le secteur et de diverses sensibilités qui représentent la société algérienne. L'étape suivante portera sur la mise en place des mécanismes de fonctionnement adéquat qui devront utiliser les nouvelles technologies de l'information. Le PDG de Media Algeria a exprimé sa disponibilité en tant que professionnels de la publicité à adhérer à cette démarche. « Pour peu que l'on prenne en compte notre avis », conclut-il.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farouk Djouadi
Source : www.maghrebemergent.info