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Algérie Télécom : des inculpés réclament leur réintégration Actualité : les autres articles



Le litige qui oppose les six travailleurs d'Algérie Télécom à la direction générale de l'entreprise qui les a licencié « abusivement » ne connaît toujours pas de fin prévisible.
Alors que l'entreprise semble décider à ne pas reprendre ses six employés (Bouzeddam Sennia, Djellil Aziz, Ayad Hocine, Behidj Mohamed, Kerchouche Abdelkrim) inculpés dans une affaire de piratage de lignes téléphoniques, les mis en cause ne comptent pas lâcher de sitôt.
En l'absence d'un jugement définitif, ces travailleurs estiment avoir le droit de rejoindre leurs postes de travail respectifs conformément au règlement intérieur de l'entreprise. Chose qui n'est pas au goût de la direction. Après quatre ans de mandat de dépôt les mis en cause sont sortis perdants à plus d'un plan.
Ancien chef d'agence M.Kerchouche a perdu durant les quatre ans qu'il a passé en prison sans jugement sa vue, sa santé, sa famille et ses enfants. C'est cette perte qui le motive lui et ses collègues à ne pas lâcher l'affaire.
31 juillet : La contre attaque
La chambre d'instruction près du tribunal de l'Hussein Dey va étudier mardi 31 juillet l'affaire selon de nouveaux éléments d'informations fournis par les licenciés d'Algérie Télécom. « Des inspecteurs régionaux qui ont mené l'enquête se sont tus sur les vérités et ont bafoué l'enquête. J'ai présenté des données dans un dossier communiqué au juge et qui a été retenu et je vais les poursuivre », affirme M.Kerchouche, ancien inspecteur d'Algérie Télécom. « Ils nous poussent à l'extrême, ils veulent nous obliger à fermer le dossier mais je ne vais pas le faire car j'ai perdu grand dans cette affaire, j'ai perdu ma famille, ma santé, ma carrière professionnelle et mon rang social. J'ai tout perdu », ajoute-il avec fermeté.
Vers une plainte contre l'ex Pdg

M.Kerchouche et ses compagnons ne comptent pas en rester là puisqu'ils ont pour projet d'ester en justice l'ancien Dg de l'entreprise, en l'occurrence M.Dabouz pour avoir, lui-même, bafoué le règlement intérieur de l'entreprise. Notre interlocuteur rappelle dans ce sens que M.Dabouz a annulé la décision de rétrogradation et de réintégration prise par la commission paritaire de l'entreprise.
Il n'y a pas eu d'expertise informatique
Les mis en cause dénoncent par ailleurs le fait que la justice n'ait pas recouru à une expertise informatique afin de statuer sur la véracité des faits, soit sur le piratage des lignes. « On peut facilement trouver les lignes piratées et identifier les abonnés qui auraient pu utiliser ses lignes piratées. Ceci n'a pas été fait. Il n'y a pas eu une expertise informatique et technique dans l'affaire. On nous a jeté à la justice et le juge n'a rien compris », rétorque M.Kerchouche. Et d'enchaîner « soit disant, j'ai utilisé des lignes d'abonnés et à la fin de ma mission je les ai coupé. Mais si je les ai coupé je l'ai fait avec un ordinateur, ce qui suppose un code, une traçabilité d'opération et donc on peut déterminer avec exactitude quel est le code qui a servi ».
Algérie Télécom inflexible
Pour Algérie Télécom il n'est pas question de les reprendre dans son effectif. « Il est des plus inopportuns de réintégrer des gens qui étaient à l'origine de préjudices économiques pour l'entreprise et son image de marque », nous a affirmé une source proche de l'entreprise. Et d'enchaîner « des vols ont été constaté et les intéressés ont été condamné ». Selon notre interlocuteur, Algérie Télécom s'est imposée, précise-t-on, comme ligne de conduite de ne pas réintégrer des employés ayant fait la prison pour implication dans ce genre de problèmes parce que cela ne fera qu'ouvrir la voie aux autres travailleurs.
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