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Algérie - Sahraoui Benallel, DG de l'ONILEV : "Les prix des légumes resteront abordables pendant le mois de ramadan"



Algérie - Sahraoui Benallel, DG de l'ONILEV :
Pour le Directeur général de l'Office national interprofessionnel des légumes et des viandes, les importants stocks constitués indiquent que « les prix ne flamberont pas cette année » pendant le mois de jeûne. L'intervention des pouvoirs publics pour aspirer le surplus de production de pomme de terre et de poulet a sauvé beaucoup d'agriculteurs de la faillite, assure-t-il.
Maghreb Emergent : Les prix de la pomme de terre et du poulet ne se redressent pas malgré les initiatives prises par le ministère de l'Agriculture par le biais de l'ONILEV. Comment l'expliquer'
Sahraoui Benallel : Les prix de ces deux produits essentiels dans l'alimentation des foyers sont très abordables depuis plusieurs mois. Nous sommes à la fin du mois de mai et la tendance est globalement maintenue dans le sens de prix moyens convenables. Il faut s'en féliciter. Ce sont autant d'économies pour les ménages à l'approche du mois de ramadan. Cette situation est le résultat direct d'un grand effort fourni par l'ensemble des acteurs des deux filières. Ils ont trouvé aide et encouragement de la part du ministère de l'Agriculture et du Développement rural, à travers une batterie de mesures et de programmes initiés dans le cadre de la politique du Renouveau agricole et rural.
Vous dites que les prix ne se redressent pas. Je ne suis pas totalement d'accord. Les diverses mesures prises par la tutelle pour aspirer le surplus de production de pomme de terre et de poulet ont permis de sauver beaucoup d'agriculteurs. Les prix se redressent à un niveau acceptable pour les éleveurs et les producteurs de pomme de terre au sens où ils ne risquent pas la faillite. Les principaux indicateurs dont nous disposons montrent que les agriculteurs supportent le choc grâce à l'intervention de la tutelle avec tous ses démembrements, en sus de l'amélioration de la productivité. Ces deux facteurs associés ont permis d'amortir grandement les effets de la baisse des prix.
La mise en place de nouveaux élevages de poulets de chair et les plantations, ainsi que les récoltes de pomme de terre, vont bon train dans tout le pays. En clair, cela veut dire que l'activité n'est pas à l'arrêt. Les opérateurs n'ont pas baissé les bras et nous aurons, dans les prochains mois, ces deux produits sur les étals des marchés à des prix intéressants.
N'y a-t-il pas un risque de déstabilisation de ces deux filières pour la saison prochaine '
Ce que je viens de dire exclut tout risque de déstabilisation. J'ajouterais que ce risque n'existe pas du fait de la relation de grande confiance qui s'est nouée entre l'interprofession et le ministère de l'Agriculture et du Développement rural. Durant quelques années de coopération, la tutelle et tous les acteurs des différentes filières agricoles ont tissé des rapports privilégiés. Nous sommes arrivés au point où une crise d'inflation ou de baisse des prix ne déstabilise pas ces filières. Les agriculteurs savent désormais que la politique du Renouveau agricole et rural est en leur faveur et qu'en retour, ils doivent y mettre du leur pour que cela marche.
Le ministre de l'Agriculture a rassuré les consommateurs sur la disponibilité du poulet à des prix abordables durant le mois de ramadan. Vous confirmez ses déclarations'
Bien sûr. Les indicateurs que j'ai cités nous amènent à penser que les prix ne flamberont pas cette année. Cela en plus des importants stocks déjà constitués et dont le rôle principal est de réguler le marché du poulet durant le mois de ramadan. Cela étant dit, il n'y a pas que la pomme de terre et le poulet qui seront disponibles à des prix abordables. L'ail, l'oignon, la tomate, le piment, le poivre et bien d'autres produits le seront également.
Le premier problème du secteur agricole est en rapport avec l'insuffisance des aires de stockage aux dires des agriculteurs. Qu'en dites-vous' Y a-t-il des projets de chambres froides pour remédier à cette situation '
Ce n'est peut-être pas le premier problème du secteur agricole. Le processus de production, en voie de modernisation, est aussi un facteur limitant le développement agricole dans notre pays. Cela étant, le déficit en chambres froides est effectivement un problème qu'il va falloir régler au plus tôt. La question est déjà prise en charge au niveau public avec la réalisation d'importants complexes de froid par la SGP Proda et au niveau privé, il y a de nombreuses initiatives dans ce sens. Les capacités de stockage de produits agricoles de large consommation, élément central pour toute activité de régulation, sont en évolution constante.
Propos recueillis par Zoubir Merabet
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