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Algérie ' Quand un député FLN soulève la question de la "taxe sur les grandes fortunes"



Algérie ' Quand un député FLN soulève la question de la
L'institution d'une taxe sur les grandes fortunes est trop compliquée et il y a un « problème » culturel vis-à-vis de l'impôt en Algérie. C'est la réponse d'un haut responsable du ministère des finances à une question « provoc » de Wahid Bouabdallah, député FLN, sur la manière dont les détenteurs des grandes fortunes sont traités par l'Etat. L'ancien PDG d'Air Algérie a cité comme exemple Issad Rebrab, patron du groupe Cevital...
Le député FLN Wahid Bouabdallah, ex-PDG d'Air Algérie et ex-PDG de Cnep-Banque, a interpellé des haut-responsables du ministère des finances au sujet de l'omission par l'Etat d'imposer des taxes sur les grandes fortunes. Il visait, explique El Khabar, des hommes d'affaires comme Issad Rebrab, patron du plus grand groupe privé algérien et l'ancien patron de l'ancien groupe Tonic Emballage. Cette interpellation a été faite, jeudi, au cours d'une journée d'étude au profit des membres de la commission des finances et du budget de l'APN consacrée à la loi de finance et la régularisation budgétaire. Wahid Bouabdallah a posé des questions sur l'influence des entrepreneurs publics et privés dans la préparation de la loi de finances et du budget et dans la politique de l'Etat de régulation de l'importation de véhicules. Il a également posé des questions sur la manière dont l'Etat traite en matière de taxes les détenteurs des grandes fortunes. Le directeur de la législation et de la réglementation auprès du ministère des Finances, Mustapha Zikara a indiqué que l'imposition d'une taxe sur les grandes fortunes est une question compliquée. « Il y a un problème culturel dans notre pays » a-t-il indiqué en rappelant à M.Bouabadallah la période où il dirigeait la Cnep-Banque (Caisse nationale d'épargne et de prévoyance).
Un « problème culturel »
« Vous étiez à la Cnep et vous connaissez la complexité du marché de l'immobilier, les prix que Cnep-Banque pratiquait n'étaient pas ceux qui avaient cours sur le marché, nous avons un marché de l'immobilier inconnu... Comment pourrions-nous estimer le niveau des fortunes ' Il y a ceux qui inscrivent leurs biens au nom de leurs enfants, de l'épouse, du père et même au nom de parents décédés... », a-t-il indiqué pour souligner la difficulté de mettre en place une telle taxe. Cependant, a-t-il ajouté, « nous 'uvrons à trouver les voies pour que les détenteurs de fortunes participent aux paiements des taxes ». Cependant, précise-t-il selon le récit d'El Khabar, « nous sommes devant une impasse. Le problème est posé depuis des années, il faut accomplir un travail pédagogique en direction des citoyens pour faire accepter l'idée de payer l'impôt ». Pour rappel, le patron de Cevital, Issad Rebrab a indiqué récemment, en réponse à des articles critiques publiés dans la presse, que 59% de la valeur créée par le groupe est versée à l'Etat sous forme d'impôts, 40% réinvestie et 1% distribuée en dividende aux actionnaires.
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