Sous le titre "Rygor", et "Rygor, un super-héros à Alger", respectivement Mahrez Si-Saber et Jedrzej Jelenski reviennent sur les traces de cet agent des services secrets durant le Seconde Guerre mondiale, créateur de la cellule de renseignement des Alliés en Afrique du Nord, où il séjourna de 1941 jusqu'en 1944.Les regards entrecroisés sur le passage, en 1941, de l'officier polonais "Rygor", nom de code de l'agent spécial polonais Miecszylaw Slowikowski, ont fait l'objet de deux bandes dessinées d'un jeune Algérien et d'un Polonais dernièrement et à l'initiative de l'ambassade de Pologne en Algérie. Sous le titre "Rygor" et "Rygor, un super-héros à Alger", respectivement Mahrez Si-Saber et Jedrzej Jelenski reviennent sur les traces de cet agent des services secrets durant le Seconde Guerre mondiale, il était le créateur de la cellule de renseignement des Alliés en Afrique du Nord, où il séjourna de 1941 jusqu'en 1944.
L'album de Si-Saber, jeune artiste né en 1998 à Alger, est composé de vingt-deux planches, à la manière d'un thriller, où il y reconstitue le passage de Slowikowski. De son arrivée un certain 19 juillet 1944, à la collecte des informations qu'il transmettait via une station radio secrète à Londres, ou encore la création de l'usine "Floc-Av", qui lui facilita la constitution de son réseau d'espions, la bande dessinée met non seulement en lumière l'homme et la mission périlleuse qu'on lui attribua, mais aussi Alger, ses ruelles, sa Casbah et ses monuments, par lesquels Rygor était passé.
Par ailleurs, pour les besoins de cette reconstitution, l'auteur a eu accès à des articles, des références historiques et des anciennes photos d'Alger pour "revivre, dit-il, la vraie expérience que celle de l'agent secret". Dans un style artistique très similaire, l'auteur Jedrzej Jelenski, le premier à avoir travaillé sur l'histoire de l'agent secret après un séjour en Algérie, axe son récit sur le plan d'action du militaire et ses nombreuses rencontres avec des agents du réseau.
Ici encore, le personnage autant que la capitale et les lieux emblématiques dans lesquels il séjourna durant sa mission, comme le Saint-George, la basilique de Notre-Dame d'Afrique ou encore le café Belle Etoile, de l'actuelle place Emir-Abdelkader, enrichissent la BD d'un point de vue esthétique.
Les reconstitutions faites à partir de l'autographie de Rygor rendent palpables les situations-clés de son séjour, à l'image de sa rencontre avec le directeur de la filiale algérienne de Shell, Jean Lacaze. La société était, au début de la création de la cellule de Rygor, la chaîne principale du transfert de l'argent de Londres pour le travail clandestin. Dans un petit encadré, on peut lire que Lacaze, nom de code "Le Triste", a été un des principaux informateurs de Rygor.
"Il a délivré notamment les informations concernant le besoin de la consommation de carburant par l'armée allemande, italienne et française en Afrique du Nord." Le lecteur est aussi convié à revivre l'opération de transmission d'informations à partir d'un atelier transformé en QG du réseau d'espions, dont faisait partie un agent algérien, "Mustafa".
Une station qui n'a d'ailleurs, lit-on dans un autre encadré, jamais été découverte, malgré tous les efforts déployés par la Commission de l'armistice. Bien que très similaires du fait qu'il aient été inspirés des mêmes archives et de l'autobiographie de Slowikowski, le mérite des deux bédéistes reste de nous faire découvrir un pan de l'histoire universelle, souvent méconnue, dans un style qui reste fidèle aux évènements qui se sont déroulés au c?ur même de la capitale.
Yasmine AZZOUZ
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yasmine AZZOUZ
Source : www.liberte-algerie.com