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Algérie - Les associations réclament la présidence du Conseil national de protection du consommateur



Algérie - Les associations réclament la présidence du Conseil national de protection du consommateur
Le décret exécutif fixant la composition et les compétences du Conseil national de protection du consommateur a été publié le 11 octobre dernier dans le Journal officiel de la République algérienne (JORA). Aucun des membres de cette nouvelle instance n'a encor été désigné et rien n'indique comment son président sera choisi ni d'où il sera issu. Les associations de consommateurs interrogées par Maghreb Emergent ne lui en adressent pas moins déjà leurs requêtes, espérant y jouer un rôle des plus actifs.
Créé par la loi du 25 février 2009, le Conseil national de protection du consommateur a été placé par le décret exécutif n°12-355 du 2 octobre 2012 auprès « du ministre chargé de la protection du consommateur », autrement dit du ministère du Commerce.
Les associations de défense des consommateurs n'ont pas été pleinement associées à la création de cet « organe consultatif » mais à présent qu'il existe, elles comptent bien y participer activement. « Nous aurions préféré un Conseil indépendant financièrement et dans sa gestion », reconnaît Hacen Menouar, membre chargé de la communication et des relations publiques au sein de la Fédération algérienne des consommateurs. « Mais maintenant qu'il est là, nous allons nous y impliquer avec énergie ».
Selon le décret n°12-355 publié le 11 octobre 2012 dans le Journal Officiel, le « conseil est composé d'un représentant de chaque association de protection des consommateurs légalement constituée ». Une disposition qui n'a pas échappé à Mahfoud Harzelli, président de l'Union nationale de protection du consommateur regroupant 37 associations : « Toutes les associations agréées à l'échelle nationale et locale pourront être représentées au sein du Conseil. On aimerait donc que la présidence (en) soit donnée à un membre du milieu associatif. » Pour Hacén Menouar ce souhait est d'autant plus légitime que le poste de secrétaire général reviendra, selon lui, à un haut fonctionnaire du ministère du Commerce.
« Tenter de mieux se faire entendre »
Outre les représentants du mouvement associatif, le Conseil est composé de dix membres désignés par dix ministères (Intérieur, Ressources en eau, Agriculture, Commerce, Santé, Industrie et PME, Communication, Pêche, Energie, Solidarité nationale et famille), de dix membres d'organismes et d'établissements publics tels que le Centre algérien du contrôle de la qualité et de l'emballage (CACQE), l'Institut national de médecine vétérinaire (INMV), l'Institut national de santé publique (INSP), la Chambre algérienne de commerce et d'industrie (CACI), ainsi que de cinq experts dans le domaine de la protection des consommateurs, de la sécurité et de la qualité des produits, choisis par le ministre chargé de la protection du consommateur. Tous ces membres sont désignés pour une durée de cinq ans, renouvelable.
« En étant en contact directement avec les représentants des ministères, nous allons pouvoir comprendre ce qu'il se passe et faire entendre nos recommandations », a souligné Mustapha Zebdi, président de l'Association de protection et orientation du consommateur et son environnement de la wilaya d'Alger (APOCE). En premier lieu, sur le pouvoir d'achat, qui devrait être, selon lui, une des priorités de cette instance : « Si le mode de fonctionnement du Conseil national de protection du consommateur est correct et juste, nous aurons notre mot à dire. »
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