
Croissance et diversification de l'économie peuvent s'accommoder d'une hausse des importations, selon CAREDes cinq propositions succinctement présentées par le groupe de réflexion CARE à l'occasion de la tripartite, celle appelant à dédramatiser l'ampleur prise par la facture d'importations est certainement celle qui va à contre courant de l'unanimisme ambiant. Si le gouvernement et les organisations patronales et syndicales s'alarment de hausse de la facture des achats qui risque d'atteindre les 60 milliards de dollars en 2013, CARE, ne voit pas les choses de cette manière : « promouvoir l'idée de croissance et de diversification qui s'accompagneraient d'une baisse des importations est de notre point de vue, irréaliste », estime le représentant de CARE. Il considère que la campagne médiatique contre la facture d'importation, outre le fait qu'elle induise le citoyen en erreur, va provoquer une stigmatisation sans discernement des opérateurs économiques. Dans un appel à faire la part des importations « futiles » (raisins et autres) et celles des matières premières et équipements nécessaires à l'outil de production, Nabni estime que la diversification de l'économie algérienne implique aussi une augmentation des importations : « Oui ! 60 milliards de dollars c'est beaucoup d'argent mais qu'allons-nous dire à nos compatriotes quand, pour soutenir une croissance de plus de 7%, nos importations passeront probablement le cap des 100 milliards de dollars ' ».
Soutenir le secteur des services
Dans son intervention, Care appelle les pouvoirs publics à accorder les mêmes avantages au secteur des services en termes d'accès aux crédits et autres facilités, que ceux accordés aux autres investisseurs. Pour Care, ce secteur « évolue aujourd'hui en marge du système réel avec pour conséquence, une piètre qualité de service dans bien des cas, la précarité et la non protection des personnes qui y travaillent». La marginalisation du secteur des services, grand pourvoyeur d'emplois, est l'une des raisons du glissement des opérateurs vers l'informel.
Un tapis rouge pour la Diaspora
La diaspora algérienne établie à l'étranger peut, selon le groupe Care, être porteuse d'un fort potentiel pour développement économique pour le pays, pour peu que l'Etat et ses démembrements accordent un minimum de considération aux Algériens installés à l'étranger. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, à l'image de la loi de finance complémentaire de 2009, qui consacre la ségrégation entre Algériens en matière d'investissements et qui a « achevé l''uvre d'exclusion de notre diaspora », regrette Care. « Oui la Diaspora est notre autre pétrole...un tapis rouge s'impose sous la forme de packages attractifs à leur attention... », conclut le groupe.
Plus de TIC, plus d'information
« De ce point de vue nous semblons vivre hors du temps. L'information est taboue. Je vous rassure même le patronat n'a pas fait sa mue ce qui nous fait dire que c'est certainement culturel ». C'est la conclusion du groupe de réflexion à propos du black out institutionnalisé, « sécuritaire pour les uns, secret pour les autres », autour de l'accès à l'information et aux bases de données en Algérie. « Savons-nous au moins que l'information est un outil de compétitivité, d'anticipation, une nécessité pour une économie moderne ' » s'insurge le think-tank qui considère que plus de TIC, plus d'information et plus de E-Administration contribueraient à modifier radicalement le paysage socio-économique Algérien ». Et réduire considérablement les embouteillages de la ville d'Alger !
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mehdi El Amine
Source : www.maghrebemergent.info