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Algérie ' Le procès du militant Abdelkader Kherba reporté au 4 septembre



Algérie ' Le procès du militant Abdelkader Kherba reporté au 4 septembre
Le procès du militant algérien des droits de l'homme Abdelkader Kherba a été reporté au 4 septembre prochain. Déjà condamné en mai dernier à un an de prison avec sursis pour participation à un sit-in de greffiers de justice en grève, la Ligue Algérienne de défense des droits de l'homme (LADDH) s'inquiète d'une possible révocation de ce sursis. Kherba est poursuivi pour « outrage à corps constitué ».
Abdelkader Kherba, militant de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (Laddh) et membre du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC), ne sera jugé que le 4 septembre prochain. Son procès, prévu ce mardi au tribunal de Ksar El Boukhari, wilaya de Médéa, a été reporté. La demande de liberté provisoire formulée par les avocats de l'activiste des droits de l'homme a été rejetée. Kherba avait été arrêté le 21 août dernier alors qu'il filmait une manifestation de protestation de citoyens contre la pénurie d'eau devant le siège de l'Algérienne des Eaux. Le militant a eu, à cette occasion, une altercation avec des policiers qui ont procédé à son arrestation. Selon ses avocats, il observe une grève de la faim pour protester contre une arrestation injustifiée selon lui. Les militants des droits de l'homme estiment que Kherba est persécuté pour son activité en faveur des droits de l'homme. Kherba avait été arrêté en avril 2012 pour avoir participé à un sit-in de protestation organisé par les travailleurs du secteur de la justice, qui appelaient à l'amélioration de leurs conditions de travail. Le 3 mai 2012, il avait été condamné par le tribunal de Sidi Mohamed à un an de prison avec sursis et à une amende de 20 000 dinars algériens (environ 150') pour incitation à manifester, en vertu de l'article 100 du Code Pénal. La Ligue Algérienne de défense des droits de l'homme (Laddh) craint une révocation de ce sursis qu'en raison de son inculpation pour « outrage à corps constitué ». Le sort réservé à Abdelkader Kherba. Le sort réservé à Kherba après l'affaire du sit-in des greffiers avait suscité une forte mobilisation des militants des droits de l'homme qui y ont vu un cas « exemplaire » de refus d'une expression pacifique et libre des opinions.
Lire aussi : Le cas Abdelkader Kherba illustratif des libertés bridées en Algérie
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