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Algérie ' Le député Makri fustige les "renégats" du MSP restés au gouvernement



Algérie ' Le député Makri fustige les
Pour rester au gouvernement Amar Ghoul a quitté le Mouvement de société de Paix (le parti des frères musulmans algériens) qui a choisi, après échec électoral aux législatives du 10 mai 2012 imputé à la fraude, d'aller dans l'opposition. Mais avec la publication de la liste du gouvernement, le MSP enregistre deux autres défections : Mustapha Benbada et Bachir Messaitfa. Des « renégats », juge sévèrement le député islamiste Abderazzak Makri, qui porte au pinacle les ex-ministres Smail Mimoun et Abdallah Khanafou qui auraient choisi de demeurer « loyaux » et de ne pas succomber aux "tentations" du pouvoir.
L'ancien ministre des travaux publics Amar Ghoul qui a constitué son propre parti, le TAJ, est de retour dans l'équipe gouvernementale... au même poste. Un évènement attendu. Amar Ghoul a quitté le MSP pour créer un parti et revenir... sur l'autoroute du gouvernement. La surprise, toute relative d'ailleurs, est que Mustapha Benbada, toujours membre du Majliss Echoura du MSP se retrouve dans le gouvernement de Sellal où il a été maintenu au ministère du commerce. Bachir Messaitfa, que l'on dit proche du MSP et qui a été candidat sous ses couleurs en 2002, le rejoint dans la fonction de Secrétaire d'Etat auprès du Premier Ministre, chargé de la Prospective et des Statistiques. Le MSP qui s'était fait une raison du «retournement » d'Amar Ghoul accuse le coup de « l'infidélité » de Benbada qui, tout comme Amar Ghoul, semble avoir pris gout à la fonction ministérielle. Sur sa page Facebook, le remuant député du MSP Abderazzak Makri y voit une « provocation » qui ne peut que le fait des « gangs politiques qui ne connaissent pas le sens de la culture de l'Etat et de l'éthique civilisationnelle du pluralisme politique ». Dans une pique destinée aux deux « transfuges », Makri estime que ceux qui « ont répondu à ce complot parmi ceux qui sont comptés sur le mouvement ne représentent qu'eux-mêmes et ne concernent pas le MSP ». D'une manière générale, Makri considère que la composition de l'équipe gouvernementale donne raison à ceux qui au sein du MSP ont défendu le choix de quitter le gouvernement. Selon Makri, cette décision a créé un « embarras au sein du pouvoir, ce qui a nécessité de préparer des alternatives pour essayer de masquer cette brèche ».
Le mépris du pouvoir pour ceux qui cèdent...
Au passage, Makri ironise sur « l'illusion » qu'aurait eue Amar Ghoul d'avoir le poste de Premier Ministre ou de vice-premier ministre. « Les gens parlent de l'absence de loyauté de Benbada et avant ils ont parle de Ghoul. Je ne sais pas pourquoi ils ne relèvent pas le coté positif de la question, à savoir la loyauté de ceux qui sont restés loyaux... ». Pourquoi, dit-il, ne parlent-ils pas de la loyauté de Mimoun Smail (ex-ministre du tourisme) et d'Abdallah Khanafou (ex - ministre de la Pêche et des ressources halieutiques. « Quand un proche du président de la république s'est adressé à Smail Mimoun, celui-ci lui a indiqué de manière claire qu'il n'était rien avant que le mouvement ne le charge de la fonction ministérielle et qu'il ne peut la trahir et aller à l'encontre de sa décision ». Selon le récit de Makri, le proche de Bouteflika aurait exprimé son grand respect pour la position de Mimoum et aurait indiqué qu'il « aurait réagi de la même façon à sa place ». « Même ceux qui cherchent à corrompre les hommes du mouvement (msp) respectent ceux qui sont loyaux... Et il ne fait pas de doute qu'ils méprisent ceux qui succombent aux tentations et acceptent d'entrer dans leur plan » conclut Makri en saluant Mimoum et Khanafou et « tout ceux qui résistent »
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