Alger - Revue de Presse

Algérie - Japon



Les affaires reprennent ! Entre l’Algérie et le Japon, les affaires reprennent de plus belle comme en témoigne la venue d’une forte délégation d’hommes d’affaires nippons en Algérie, les 24 et 25 novembre prochain, devant participer à la 6ème session du comité économique conjoint. C’est ce qu’a annoncé, avant-hier soir à Alger, le coprésident du comité conjoint algéro-japonais, M. Shigehisa, au cours d’une cérémonie lors de laquelle l’entreprise Sonatrach a cédé la coprésidence du comité économique conjoint algéro-japonais au Forum des Chefs d’entreprises (FCE). Cette cérémonie a été marquée par la présence de plusieurs hommes d’affaires des deux pays et, à l’occasion, les intentions des uns et des autres ont été annoncées, à commencer par la nécessité de faire de la coopération entre les deux pays un objectif à atteindre. Mais, avant cela, un bilan des échanges entre les deux pays a été présenté. «Les deux pays veulent élargir le domaine de leur coopération et sortir du cadre des hydrocarbures pour englober d’autres secteurs non moins importants, à même de booster les échanges entre les deux pays», a indiqué le nouveau coprésident du comité conjoint, M. Hamiani, pour qui une telle initiative est devenue «évidente au regard des mutations de l’économie algérienne et notamment de la place qu’occupe désormais le secteur privé dans l’économie nationale». Côté chiffres, on saura que les échanges commerciaux ont été très en deçà des espérances. «Il existe des potentialités inexploitées. La situation actuelle ne les reflète pas. De 1992 à 2007, nos importations étaient de l’ordre de 4% par an, atteignant un milliard en 2007. 95% sont des demi-produits et biens équipements. On exporte pour 98% d’énergie avec 55 millions en 2006". Côté investissements, le bilan est encore maigre et tourne essentiellement autour des hydrocarbures. Il a appelé à intensifier les rencontres directes et lever progressivement les obstacles car, selon lui, «les entreprises des deux pays n’ont pas encore appris à travailler ensemble». De son côté, le P-DG de la Sonatrach a appelé les milieux d’affaires à profiter du contexte économique en soulignant que «l’élargissement du comité au secteur privé algérien, ce qui est le vœu des hautes autorités du pays, mais cela ne signifie pas le retrait de la Sonatrach». Pour sa part, le coprésident japonais du comité Yoshihiro Shigehisa a insisté sur la place de l’Algérie dans le milieu d’affaires japonais. Et pour preuve, le Keidenran, le puissant forum d’affaires japonais, fort de ses 1.700 entreprises mondiales, est composé de commissions conjointes et l’Algérie est le seul pays africain avec lequel il y a ce lien direct. Il annoncera que la 6ème session du comité aura lieu les 24 et 25 novembre et il est attendu la venue d’une forte délégation d’hommes d’affaires japonais en Algérie. «Je ferai de mon mieux pour faire venir le plus possible de monde. Les Japonais peuvent investir dans les hydrocarbures, le bâtiment, les énergies renouvelables et l’environnement», dira-t-il. Pour lui, «il faut sortir de la logique du pétrole, car le produit se raréfie et il est venu le moment de considérer les fondements économiques de l’Algérie et le Japon est prêt à aider à construire cette relation». Le représentant de l’ambassade du Japon en Algérie a insisté, pour sa part, sur le fait que l’Algérie est méconnue au Japon et qu’il était temps d’entreprendre des actions pour faire connaître les potentialités économiques existantes. Tahar A.O.
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