Deux grandes sociétés de l'industrie automobile s'apprêtent à s'installer en Algérie prochainement. Il s'agit de Khodro, le producteur de véhicules, et Sapco, le fabricant de pièces détachées. Entres autres accords que l'Algérie et l'Iran viennent de signer à Alger en présence des deux présidents Bouteflika et Ahmedinedjad, un protocole d'accord pour la construction de véhicules de type camionnette. Les journalistes algériens en ont eu écho lors de leur visite lundi, du site de production de véhicules du groupe Khodro dans la banlieue de Téhéran. « Nous sommes en train d'étudier notre installation en Algérie, nous avons convenu avec les Algériens de ramener la technologie et eux le capital », nous dit Muschtabah Hadavand, le chargé de l'export pour la région Moyen-Orient. « Notre objectif est de produire le véhicule en Algérie pour permettre la baisse du prix des voitures » ajoute-t-il. Mais pour l'instant, les Iraniens préfèrent faire dans le montage de véhicules (SKD) pour lesquels ils fabriqueront la carrosserie et mettront la peinture en Iran. « Nous pensons commencer par le montage de camionnettes Pick-Up pour répondre aux besoins de l'agriculture algérienne qui se développe », affirme Hadavand. Il explique que « l'Algérie nous intéresse parce qu'elle a une position stratégique en Afrique, c'est pour cela que nous avons fait l'évaluation de son marché ». Le choix des Iraniens s'est porté sur l'Algérie parce qu'elle pourra ainsi, selon eux, devenir ce marché qui va approvisionner le reste des pays de la région, « mais aussi parce que le Maroc roule au GPL », une option que l'Iran n'aime pas, même si Hadavand rassure en indiquant que « nous avons la technologie du gaz, nous étudions la possibilité de l'exporter ». Pourtant, la voiture roulant au diesel pose problème aux Iraniens en raison de la crise en carburant qu'ils vivent depuis quelque temps. Le président Ahmedinedjad a évité d'en parler aux journalistes algériens mais il a souligné que le gouvernement iranien a initié une stratégie pour pousser à la baisse de l'utilisation des carburants en général. « Dans trois ans, nous allons exporter de l'essence » dira-t-il pour rassurer et après avoir expliqué la mise en oeuvre de la stratégie en question. La crise du carburant en Iran est provoquée, dit-on, par l'importance de son parc roulant. Téhéran à elle seule possède plus de 7 millions de voitures. Il en existe 12 millions dans l'ensemble du pays. L'on saura à Téhéran que pour régler ce problème, le gouvernement a décidé de rationner l'utilisation de l'essence en distribuant ce que les Iraniens appellent « les cartes intelligentes » qui en limitent la quantité selon que l'utilisateur soit un particulier, un institutionnel ou un membre d'une chancellerie étrangère.
«NOUS VENDRONS MOINS CHER QUE HYUNDAÏ»
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Notre Envoyée Spéciale à Téhéran (Iran) : Ghania Oukazi
Source : www.lequotidien-oran.com