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Algérie / Ils réclament justice 56 pêcheurs escroqués



Algérie / Ils réclament justice
 56 pêcheurs escroqués
Crédit n L'affaire d'escroquerie des 56 jeunes pêcheurs par le directeur de la Sarl de construction de bateaux de pêche MEDIBAOT refait surface.
Hier au siège de l'UGCA, le président du Comité national des marins pêcheurs, Hocine Bellout , est revenu sur cette affaire qui remonte à 2009. Il s'agit en fait d'un groupe de pêcheurs chômeurs, originaires de diverses wilayas, Alger, Tipaza, Azeffoun, Aïn Témouchent, Oran, Skikda, Relizane ' qui ont bénéficié d'un crédit bancaire pour l'octroi de matériel (bateaux) pour monter leur projet dans le cadre de l'Ansej et la Cnac mais qui ont vu leurs espoirs et leurs rêves s'évanouir.
En fait, leur fournisseur, le premier représentant de MEDIBAOT, (implantée à Aïn Turck dans la wilaya d'Oran), ainsi que son épouse ont joué un mauvais tour à ces victimes. Selon le conférencier, le mari a enfreint la loi en encaissant les chèques des jeunes marins dont la somme, précise-t-il, a atteint les 80 millions de DA, sans contrepartie. 90 % de ces porteurs de projets n'ont pas réceptionné leur matériel, alors qu'ils ont versé la somme totale relative à l'apport personnel pour leur investissement dans la période 2004 -2008. A en croire les propos de M. Bellout, «les démarches judiciaires entreprises à l'encontre de cet escroc au niveau du tribunal d'Alger, n'ont pu apporter une solution claire à cette situation. Ces jeunes investisseurs toujours en attente du matériel pour concrétiser leurs projets ont vite saisi la justice mais ils étaient, encore une fois ,confrontés à un autre problème.
Puisque l'auteur de cette affaire a quitté l'Algérie en mai 2010, ce qui a véritablement compliqué les choses au niveau de la justice. Jusqu'à présent, le tribunal d'Alger n'a pas tranché cette affaire. Le mis en cause a été jugé par contumace, par le procureur de la cour d'Oran.
En réaction à cette situation, M. Bellout a interpellé les pouvoirs publics afin qu'ils prennent en main ce dossier. «Nous demandons à l'Etat d'intervenir pour rembourser ces marins qui ont déboursé plus de 800 000 dinars chacun».
Pis encore, enchaîne t-il, certains sont allés, jusqu'à vendre leur maison et d'autres ont carrément vendu l'or de leurs femmes pour s'engager dans leurs projets. Aujourd'hui certains sont obligés de payer les impôts, voire les pénalités de retard.
Samia Lounes
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