L'équipe algérienne jouera gros, vendredi, face à la Gambie. Elle a bouclé à Banjul 'défaite (0-1)', un parcours catastrophique, dans le premier tour des éliminatoires combinées de la CAN et de la Coupe du monde 2010. Après trois matches, elle accumule deux défaites, concédées sur le même score, face au Sénégal et à la Gambie.
La victoire at home (3-0), devant le Liberia, est l'arbre qui cache la forêt. Si la compétition s'arrêtait là, l'Algérie serait (déjà !) éliminée de la CAN 2010 et de la Coupe du monde 2010. L'Algérie ne se relèvera pas d'une autre élimination avant longtemps. Les justifications indigentes des uns (chaleur, humidité... ) et les explications vaseuses des autres ( arbitrage-maison, environnement et contexte difficiles) ne duperont plus personne.Ces alibis, à force d'être avancés pour justifier une défaite-élimination, ne produisent plus aucun effet sur l'opinion qui n'avale plus ce qu'on lui sert. Elle a raison. Dans sa configuration actuelle, son mode de fonctionnement, ses repères et même son esprit, l'équipe algérienne renvoie l'image d'un groupe impuissant face aux circonstances et enjeux et qui se réfugie, trop souvent, dans des prétextes foireux pour justifier ses déconvenues. Une fois, c'est la faute aux primes qui ne sont pas conséquentes ou pas versées à temps. Une autre, ce sont les conditions de prépartion qui sont remises en cause, si ce n'est pas l'incompétence du staff technique. En somme, des faux-fuyants dont il faut cesser d'abuser. Les contre-performances de l'équipe algérienne puisent leur raison, essentiellement, dans la valeur et le rendement des joueurs qui portent le maillot vert. Ils sont peut-être tout, sauf des compétiteurs, comme l'indique leur rang ou statut. Depuis quelques années, le groupe donne l'impression d'encaisser les mauvais coups sans provoquer un semblant de révolte dans son for intérieur. Plus inquiétant encore, ils ne se remettent plus en cause après deux, trois, quatre défaites. C'est grave de la part de ceux qui ont l'insigne honneur de porter les couleurs nationales, et qui plus est, sont adulés par les citoyens et supporters. Ils doivent sonner la révolte, se donner à fond sur le terrain et ne jurer que par la victoire... contre n'importe quel adversaire ! L'Algérie ne peut plus accepter ou supporter d'autres humiliations. Vendredi à Blida, les joueurs doivent bouffer le gazon et nos hôtes. Ils doivent laisser leurs états d'âme aux vestiaires. Mettre le bleu de chauffe est indiqué. Ils nous ont fait trop attendre et espérer. Les attentes ont été fortement déçues. L'équipe ne s'impose pas souvent, ne produit pas un jeu de qualité. Le tableau est peu reluisant à la veille d'un match couperet face au dernier tombeur des Verts. A présent, l'équipe algérienne n'a pas d'autre alternative si elle veut être présente au moins en Angola (CAN 2010), que celle de réaliser un parcours parfait, à savoir remporter les trois rencontres de la phase retour. Au vu de ce qu'elle a montré jusque-là, cela relève presque de l'impossible.Le groupe s'est mis dans cette situation, et c'est à lui, à présent, de réagir pour remplir son contrat et éviter une autre humiliation au football algérien. Il va devoir jouer aux trapézistes sans filet de sécurité. La moindre chute (contre-performance) sera mortelle. Ils sont dos au mur. La balle est entre leurs pieds .
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Yazid Ouahib
Source : www.elwatan.com