Alger

Algérie-France/ Visite de Raffarin Renault, Lafarge et Total au menu



Algérie-France/ Visite de Raffarin
 Renault, Lafarge et Total au menu
Coopération - L'envoyé personnel du Président français et ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, effectuera à partir de ce mercredi une visite de travail de deux jours en Algérie avec au menu le renforcement de la coopération économique bilatérale.
M. Raffarin abordera durant sa visite à Alger avec notamment le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, Mohamed Benmeradi, la coopération dans le domaine de l'industrie. La poursuite des discussions sur certains projets industriels et pétrochimiques français en Algérie, dont la construction d'une usine d'automobiles Renault, figure parmi les points importants de l'agenda de la visite de M. Raffarin.
Dans un entretien accordé à TSA à la veille de sa visite, l'hôte de l'Algérie a indiqué que son pays tire un bilan très positif (9 dossiers définitivement réglés sur 12). «Les trois derniers, plus complexes (Renault, Lafarge et Total), demandent un travail plus approfondi, davantage de concertation. Des signaux positifs ont été perçus au cours des derniers mois. Interrogé sur les principaux éléments qui bloquent le projet Renault, il a expliqué qu'il n'y a pas lieu de parler de blocage. Sur un dossier de cette ampleur, il est normal que les discussions, qui portent sur un très grand nombre d'aspects, aient besoin de temps pour aboutir. Ces discussions avancent à un rythme tout à fait satisfaisant.
S'agissant des difficultés que rencontrent les entreprises françaises en Algérie, il a estimé que le nouveau régime des investissements issu de la Loi de finances complémentaire 2009, a apporté des contraintes qui peuvent poser des difficultés aux entreprises étrangères qui peuvent trouver, dans d'autres pays, des conditions d'accès plus attractives. «Mais il est clair aussi que les autorités algériennes sont souveraines pour décider des conditions dans lesquelles elles souhaitent accueillir les investisseurs étrangers.
Il appartient à ceux-ci de s'y adapter. Toutes décisions que prendraient les autorités algériennes pour assouplir le régime existant, seraient certainement bien accueillies», a déclaré M. Raffarin. «Les entreprises françaises soulignent les lourdeurs administratives, l'accès au foncier industriel. Elles sont en revanche unanimes à saluer le potentiel du marché algérien, la qualification de la main-d''uvre locale et la proximité géographique, culturelle et linguistique avec l'Algérie», a-t-il conclu.
Le président du Conseil des chefs d'entreprise France-Algérie, Jean-Marie Dauger, a affirmé hier que l'Algérie est un marché à «fort potentiel» et sa solidité macroéconomique pourrait permettre aux entreprises françaises d'y investir sereinement. Le faible niveau d'endettement, les larges réserves de change et une balance commerciale excédentaire sont le signe de la solidité macroéconomique du pays et contribuent à faire de l'Algérie un marché à fort potentiel», a indiqué le représentant du patronat français dans un entretien à l'APS.
Pour M. Dauger, le plus important pour toutes les entreprises algériennes ou étrangères, c'est la sécurité, la stabilité juridique, la transparence et la possibilité de pouvoir réaliser des transferts financiers et de créer un climat de confiance propice aux investissements, des conditions qui, selon lui, permettent d'investir sereinement en Algérie.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)