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Algérie-France : « Même les dossiers peu médiatisés ont bien mûri » selon Jean-Pierre Raffarin



Algérie-France : « Même les dossiers peu médiatisés ont bien mûri » selon Jean-Pierre Raffarin
La coopération économique en l'Algérie et la France aurait pu se dire au beau fixe, si l'annonce d'un accord sur un grand investissement français emblématique avait pu se faire lors de la dernière visite de Monsieur Algérie à Alger. Il faudra faire sans. Mais des avancées existent sur l'ensemble des accords conclus lors du Forum de partenariat économique Algérie-France de mai 2011. Suffisant pour que Mohammed Benmeradi et Jean-Pierre Raffarin affichent un satisfecit, tout sourire, pour les résultats obtenus.
La visite de Jean-Pierre Raffarin à Alger le mercredi et jeudi derniers a permis de boucler « positivement » un dialogue sur les investissements français en Algérie difficilement engagé après, notamment le passage à l'obligation pour tout investisseur étranger de céder 51% du capital a des partenaires nationaux (LFC 2009). L'envoyé spécial du président français Nicolas Sarkozy et ancien premier ministre a eu, avec Mohammed Benmeradi, ministre de l'Industrie des PME et de la promotion des investissements par ailleurs chargé de la coopération algéro-française du coté algérien, une séance de travail en présence de chefs d'entreprises des deux pays.
« Tout les dossiers de partenariat ont très bien avancé », affirment-ils lors de la conférence de presse tenue jeudi soir à la résidence d'Etat de Djenane El Mithak. Il ne s'agit pas seulement des « gros » dossiers tels que Renault, Total ou Lafarge, même les dossiers peu médiatisés ont bien « mûri ». Une vingtaine d'accords conclus entre les entreprises algériennes et françaises lors du forum Algérie-France de mai sont à un stade très avancé pour leur concrétisation, selon Mohammed Benmeradi. « Il y a beaucoup de dossiers qui ne sont pas beaucoup médiatisés et qui ont bien avancé. Beaucoup de partenariats noués lors du forum de mai dans le domaine de l'agro-industrie, le médicament à titre d'exemple sont mûrs et en phase d'être concrétisés », a-t-il dit. Il s'agit, selon ses dires, d'une quinzaine de projets. Parmi ces partenariats figurent la signature d'un accord entre le groupe agroalimentaire algérien SIM et un groupe français pour la production à partir de 2013 d'aliments de bétails, un accord entre l'Institut national de l'élevage et son homologue français pour développer la filière lait en Algérie. « Je suis là pour régler un certain nombre de dossiers et pour que les entreprises françaises participent au renforcement de l'économie algérienne. De ce point de vue là, j'enregistre des avancées très importantes. Je pense qu'on peut très bien créer de l'emploi pour certaines entreprises françaises à l'étranger et que ça sert aussi l'économie nationale », affirme de son coté l'envoyé spécial de Nicolas Sarkozy.
Total, Renault, Lafarge'tout près du but
Quant aux gros dossiers, Raffarin se dit « très satisfait » des avancées significatives enregistrées pour les projets, Total Renault et Lafarge. Pour un gros dossier comme Total ' usine de vapocraquage d'Ethane à Arzew en partenariat avec Sonatrach : «nous rentrons dans une phase de négociations de la viabilité du projet alors que nous étions dans la phase de son évaluation préliminaire il y a quelques mois », a précisé le ministre algérien de l'Industrie. Pour le dossier Renault, les choses s'accélèrent, semble-t-il d'après les déclarations de Benmeradi . « Nous sommes entrés dans une phase ou nous commençons à travailler sur des documents contractuels. Nous avons étudié les grands contours économiques et techniques de ce projet. Maintenant, il s'agira d'aller dans les détails point par point », a-t-il précisé sans donner d'échéances précises à la concrétisation de ce projet qui a fait couler beaucoup d'encre. La réalisation d'une cimenterie en partenariat Lafarge-GiCA en Algérie (Oum El Bouaghi), avance, elle sur « un terrain défriché », selon les propos de Jean-Pierre Raffarin. Ce dernier a exprimé dès son arrivée sur le sol algérien la forte demande des entreprises françaises de coopérer avec leurs homologues algériennes. Pour lui, l'engouement des PME, enregistré lors du forum Algérie-France de mai 2011 et les nombreux accords conclus renseignent sur la volonté des entreprises des deux pays de développer leur coopération et de créer de nouveaux partenariats.
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