Premier fournisseur de l'Algérie, même si sa place est sérieusement menacée par la Chine, et quatrième client, la France ne se contente pas de relations strictement commerciales avec l'Algérie. Des entreprises françaises sont présentes en Algérie et les responsables français ne ratent aucune occasion pour rappeler qu'ils sont le premier investisseur hors hydrocarbures en Algérie. Mais, concrètement, sur quoi se base la coopération économique algéro-française ' Les deux pays sont liés par deux accords : le premier signé en décembre 2006 à Alger portant sur le partenariat économique et financier. À travers cet accord, la France s'engageait à accompagner les réformes économiques algériennes par une assistance technique. Le second accord a été signé en juin 2008 et portait sur la modernisation des administrations économiques et financières.
Mais dans les faits, les chiffres du commerce extérieur parlent plus que tout le reste : en 2009, la France a importé pour plus de 4,6 milliards de dollars, essentiellement du pétrole et du gaz. Durant la même année, la France a exporté 6,14 milliards de dollars, notamment des produits agroalimentaires et pharmaceutiques, mais aussi des véhicules. 430 entreprises françaises activaient en Algérie en 2009, dans le cadre du partenariat. Mais, contrairement aux échanges commerciaux, l'Algérie est le pays qui reçoit le moins d'investissements directs français dans la région, loin, très loin, derrière le Maroc et l'Egypte.
Selon l'ambassade de France à Alger, le montant des investissements français en Algérie se chiffre à 2,5 milliards de dollars, auquel s'ajoutent quelque 5 milliards de dollars de projets à court et moyen terme, essentiellement dans les secteurs financier, agroalimentaire, pharmaceutique et financier.
Les Français, qui ont exprimé leur souhait de prendre leur part du programme quinquennal de développement, hésitent, toutefois, à investir en Algérie, arguant des contraintes liées au climat d'affaires en Algérie et critiquant parfois ouvertement la règle des 51/49 instaurée par le gouvernement algérien. La désignation par l'ex-président Nicolas Sarkozy d'un 'Monsieur Algérie", en la personne de l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, était perçue comme une réelle volonté de la part de la France à donner du concret au 'partenariat d'exception" que les deux pays appellent de leurs v'ux. Mais, passée la déclaration de bonnes intentions, la concrétisation des projets retenus d'un commun accord tarde à voir le jour, pour ne pas dire qu'elle se complique pour certains d'entre eux, comme c'est le cas pour celui de la fameuse usine Renault. Traînant depuis des années, contrairement à celui de Tanger qui est déjà entré en phase de production, le projet Renault en Algérie traîne toujours.
Pourtant, Renault, comme Peugeot font d'excellentes affaires dans le marché algérien, au moment où le secteur automobile, pas seulement français, connaît une profonde crise et reste sérieusement menacé par les fabricants asiatiques.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Azzeddine Bensouiah
Source : www.liberte-algerie.com