Des stands désespérément vides pour cause de bureaucratie (Ph. N. Rondeleux)Au milieu de la foule qui se bouscule au Palais des expositions d'Alger (SAFEX), le représentant de la maison d'édition marocaine Afrique-Orient déballe ses cartons de livres reçus la veille. Quatre jours après l'ouverture du Salon international du livre d'Alger (SILA) et deux mois après que le conteneur ai quitté le port de Casablanca. "Le bateau est arrivé à Alger le 14 octobre mais le conteneur a été envoyé dans un quai sec au lieu d'un quai marchand, ce qui a retardé la procédure de sortie de la marchandise", a-t-il déclaré quand nous l'avons interrogé sur la raison de ce retard.
Son confrère de la maison d'édition marocaine Dar Attaouhid, dont les 2.000 livres se trouvaient dans le même conteneur, avance la même explication : "Un problème technique entre le transitaire marocain et le transitaire algérien a envoyé le conteneur au mauvais endroit". Le fondateur de cette maison d'édition située à RabaT et qui expose pour la première fois ses livres indépendemment, hors du pavillon du Ministère de la Culture marocain, déclare avoir choisi la voie maritime pour des questions de "coût".
"Par voie maritime, les délais d'acheminement sont très longs", confirme Mohamed Iguerb, coordinateur du SILA qui explique que si la marchandise reste bloquée au port cela est dû " soit au manque de place pour accoster, soit à la non remise des documents nécessaires par l'exposant tels que les factures, le bon de livraison, etc."
L'avion plus sûr mais plus cher
Par voie aérienne, en revanche, c'est très rapide, soutient notre interlocuteur. Interrogé sur les délais de livraison pour les livres envoyés par avion, Mohamed Iguerb, détaille : " Tout dépend de la quantité mais si l'arrivée de la marchandise correspond avec celle des documents, la procédure est en général très rapide." Après avoir reçu l'accord de sortie des douanes, le transitaire achemine les cartons vers le Palais des expositions où certains d'entre-eux seront à nouveau contrôlé, au hasard, pour vérifier qu'il ne s'y trouve pas de livres n'ayant pas reçu l'autorisation du ministère de la Culture, poursuit-il.
Mis à part quelques exceptions, les exposants ayant opté pour un transport par avion ont reçu la totalité de leurs livres avant même l'ouverture du SILA. A la différence de ses concitoyens marocains malchanceux, la maison d'édition Toubkal originaire de Casablanca qui a envoyé ses 160 titres, soient près de 2.000 livres, par avion "a tout récupéré à temps". "L'avion est parti de Casablanca le 17 octobre et le 30 j'avais mes livres sur mon stand", confie le responsable commercial de la maison d'édition.
Parti plus tard de Tunisie, l'avion contenant les ouvrages du ministère de la Culture tunisien n'a pas encore délivré sa marchandise. Le stand demeure désespéramment vide au grand dam de sa représentante qui s'active pour tenter de récupérer ses livres avant la fin du salon. "L'avion a quitté Tunis le 29, mais à cause du jour férié du 1er novembre, l'acheminement des cartons a pris du retard", souligne-t-elle. Au final, "hormis quelques retards à l'envoi, des problèmes en rade ou de papiers, tout a plutôt bien fonctionné", conclut Mohamed Iguerb.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nejma Rondeleux
Source : www.maghrebemergent.info