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Algérie: 3 ans de prison ferme pour un ex-détenu de Guantanamo



Algérie: 3 ans de prison ferme pour un ex-détenu de Guantanamo
Le tribunal criminel près la Cour d'Alger a condamné lundi un ex-détenu de la prison de Guantanamo à trois ans de prison ferme pour appartenance à un groupe terroriste actif à l'étranger, "un précédent", selon l'avocate de la défense. Le tribunal criminel près la Cour d'Alger a condamné lundi un ex-détenu de la prison de Guantanamo à trois ans de prison
ferme pour appartenance à un groupe terroriste actif à l'étranger, "un
précédent", selon l'avocate de la défense.
Le procureur avait requis dix ans de prison et un demi-million de dinars
(5000 euros) d'amende.
Pour l'avocate du prévenu, Nadji Abdelaziz, Me Hassiba Boumerdassi il
s'agit là d"un précédent dans la justice algérienne parce que tous les
ex-détenus de Guantanamo déférés devant devant la justice algérienne ont été
acquittés".
Une exception toutefois: Ahmed Belbacha avait été jugé par contumace le 29
novembre 2009 à Alger et condamné à 20 ans de prison pour "adhésion à un groupe
terroriste actif à l'étranger". Il avait refusé d'être extradé vers son pays
d'origine.
Me Boumerdassi a annoncé qu'elle ferait appel du jugement.
Nadji Abdelaziz, aujourd'hui âgé de 38 ans, a été remis par les Américains
à l'Algérie en juillet 2010 après huit ans d'emprisonnement à Guantanamo, selon
le rapport de la chambre d'accusation.
Parti d'Algérie en 2000 pour l'Arabie Saoudite afin d'aller faire le jihad
en Tchétchénie, il se fait arrêter en Syrie et retourne en terre saoudienne où
il se fait alors recruter par un Saoudien pour aller faire la guerre sainte au
Cachemire, territoire disputé entre l'Inde et le Pakistan. Là il a sauté sur
une mine et perdu son pied, selon le rapport.
Il a finalement été arrêté par les Américains à Peshawar et transféré à
Guantanamo en 2002. La justice américaine l'avait blanchi de toute accusation.
Revenu à Alger contre son gré après avoir vainement demandé à la Cour
suprême américaine de ne pas y retourner de crainte de représailles, il avait
été emprisonné une semaine avant de retrouver sa famille, selon son avocat de
l'époque.
Lorsque Barack Obama a été élu à la présidence en 2008, il avait annoncé
son intention de vider la prison de Guantanamo.
L'Algérie s'était dite prête à accueillir ses 17 ressortissants identifiés
à l'époque et détenus dans la base sous l'accusation de terrorisme après les
attentats de New York du 11 septembre 2001.
Entre juillet 2008 et juillet 2010, 12 Algériens détenus à Guantanamo ont
été transférés vers leur pays d'origine tandis que d'autres avaient refusé d'y
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